Interviews — 22 mars 2021 at 11 h 25 min

INTERVIEW – LE MOLOCO – David Demange – Directeur/programmateur

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Bonjour David, merci à toi de nous accueillir ce jour pour cette rencontre : bon, tout d’abord comment ça va personnellement ?

Moi ça va à peu près bien, le moral reste bon malgré le contexte. En tout cas, c’est une sorte d’obligation que le moral reste bon, car si les « patrons » lâchent c’est aussi tout le reste qui peut lâcher. Moi j’essaie toujours de me projeter dans l’avenir, dans le mieux. C’est une période particulièrement difficile car nous sommes impactés sur l’ADN de nos activités depuis bientôt un an, mais elle est aussi particulièrement difficile car nous ne savons pas trop quelles seront les directives. En plus, on a appris hier soir que les perspectives de l’été étaient… (réflexion) On va pouvoir faire quelques concerts, mais pas dans les conditions que l’on espérait. Notamment sur la question de l’assis, car l’ADN des musiques actuelles et l’esthétique des musiques actuelles c’est le debout, c’est la communion entre les artistes et le public, c’est la sueur, c’est le contact, c’est le rapprochement social plutôt que la distanciation physique, c’est de pouvoir boire un coup en regardant un concert et tout ce qui va avec. On y est très attachés et on sait que depuis un an on ne peut plus le faire, et qu’en même temps on ne peut pas arrêter la musique complètement, il faut qu’on continue à proposer des choses en attendant que tout revienne à la normale. Alors, quand ? On espérait en plein air cet été, même si c’était dans des jauges réduites. Nous, dès qu’on nous y autorise, on fait, on a essayé, depuis le début de la crise, on a réussi à organiser au Moloco 44 concerts en 2020, on doit être une des structures qui a proposé le plus de choses en France je pense, on a été hyper mobilisés dès qu’on a pu, mais la pire des choses en ce moment c’est de se dire que les lieux de culte et les magasins sont ouverts, tout est ouvert, mais pas les lieux de culture qui, même si on asseyait les gens à deux sièges d’écart, sans bar, ne pourraient pas ouvrir, c’est donc pour nous la pire des situations.

Ça ne te fait pas mal de voir des concerts au Temple Saint Martin, et rien chez vous ?

La question des lieux de culte se pose pour nous dans les termes suivants: il nous apparaît normal que la liberté de culte soit garantie en France. Mon discours à moi, même si je ne suis pas croyant c’est qu’il est logique que ce soit normal. Maintenant, on demande que la liberté culturelle soit garantie aussi. Il n’est pas normal qu’un concert à l’intérieur d’une messe soit autorisé, car on n’a pas le droit d’organiser un concert dans une église si ce n’est pas dans le cadre d’une cérémonie religieuse, mais que nous ne puissions rien faire.   Ce qui est bizarre c’est qu’une cérémonie religieuse soit autorisée, puisque les conditions d’accueil des publics d’un spectacle assis dans un théâtre ou dans une salle de concert assise sont les mêmes que dans une église.  Et que, cela, nous n’ayons pas le droit de le faire alors que les églises ont le droit, c’est totalement fou et absurde. Après on ne demande pas que les lieux de culte ferment, on demande à ce que les lieux de cultures soient ouverts, ce qui est totalement différent.

Aujourd’hui, vous avez des directives qui vous permettent de vous projeter ?

Alors depuis hier soir on en a un peu plus, on sait que les festivals d’été seront autorisés à plusieurs conditions. Notre première question c’est de savoir quand commence l’été pour le gouvernement, car nous n’avons pas de dates précises. Après, on sait que ce sera autorisé en plein air, nous ça nous pose un certain nombre de question. On sait également que la configuration devra être assise. On l’a déjà vécu l’été dernier, ça ne nous a pas empoché d’organiser la guinguette et de faire des concerts dans des théâtres pendant l’année. On pourrait renouveler l’expérience metal dans un endroit clos, on a d’ailleurs revu la configuration du Moloco afin que ce soit compatible avec l’assis. Notre idée, c’est de faire que l’expérience soit la moins dégradée pour les gens. Le Moloco panoramique avec une scène 360, un décor numérique, c’est rentré en se disant que même si on va à un concert pendant une heure sans même avoir accès au bar, on veut que les gens se disent qu’ils ont vécu une expérience inédite. Si c’est juste pour avoir le Moloco avec des chaises, nous n’en voulons pas, bon si tout ça dure 5 ans je ne tiendrai peut-être pas le même discours, mais pour l’instant on ne le fera pas, on préfère aller dehors dans des lieux originaux, avec des concepts originaux. Mais tout ce qu’on demande c’est de pouvoir réouvrir même pour 50 ou 100 personnes afin de revoir les gens qui, comme nous, n’en peuvent plus et sont en manque. Le retour du debout est une vraie question car, aujourd’hui, le debout est vraiment marginalisé, considéré comme l’ennemi durant cette pandémie et du coup, c’est toute la jeunesse et beaucoup d’esthétiques musicales qui sont interdites et qui trinquent, comme par exemple le rap, certaines formes de rock, de metal, d’electro. C’est une jeunesse qui est sacrifiée via ses goûts musicaux et ses habitudes de sorties. Organiser des concerts de rock assis c’est bien, mais on a aussi nous des attentes en tant que spectateur et on a nos habitudes quand on va en concert.

La vision qui est de dire que les gens ne sont que des spectateurs est inexacte. Ce sont des gens qui ont envie d’avoir des interactions fortes, car, finalement, quand tu viens à un concert tu ne viens pas que chercher la musique, mais la relation à l’autre et tout ce que cette pandémie provoque c’est aller contre toutes ces autres choses, ce qui fait pour nous l’ADN de nos concerts, et on espère que tout cela, on va pouvoir le retrouver même dans un an et demi. Si cela dure deux ans, quel sera à la sortie l’état du public pour qu’il revienne, qui pourra organiser des concerts ? Qui aura encore les moyens d’en organiser, quels sont les groupes qui pourront venir jouer ? On parle des salles de concerts et du public mais les 128 groupes qui viennent habituellement répéter dans nos locaux ne peuvent plus répéter, alors il y a des groupes qui splittent, il y a des gens qui arrêtent la musique et qui font autre chose, donc tout ça nous fait peur pour l’avenir car il y a des choses qui sont en train d’être cassées. Nous, on a des moyens, des subventions qui ont été maintenues, on n’est donc pas les plus en danger, on a pu maintenir les salaires des employés, on aide les groupes, on fait des résidences, on mène des actions culturelles en milieu scolaire, et on essaie de faire autant de diffusion autant qu’on nous le permettra, même si le streaming n’est pas quelque chose que on affectionne. On préfère le rapport vivant à la musique, on préfère faire un concert en live pour 50 personnes plutôt que faire un concert en streaming pour 5000 personnes devant leur écran, on privilégie le rapport vivant à la musique. C’est un choix que l’on a fait, on a fait quelques concerts en ligne et ils ont aussi pour vertu de mettre en lumière des lieux patrimoniaux et de donner de très belles images sur les vidéos des groupes. On l’a fait dans l’église du Sacré Cœur, et le 5 mars on l’a pour un autre groupe au musée Peugeot, mais pour nous ça ne remplacera jamais l’expérience d’un concert, c’est certain.

Qu’attendez vous des concerts test organisés à Paris et Marseille ?

On attend que ces concerts prouvent que le fait de se mettre debout avec un masque n’est pas moins dangereux que de se mettre debout avec un masque devant un concert. Pour nous, l’enjeu c’est surtout la question du debout et de montrer que finalement, on peut organiser de choses même en situation d’épidémie, quand on n’est pas confinés. Après, cela nous pose plein de questions, les tests à l’entrée, est-ce qu’on va devoir demander aux gens de se faire tester devant la salle ? Est ce qu’il devra avoir un passeport vaccinal ? Ça nous pose question. Mais ça fait longtemps que l’on demande ces expérimentations, elles arrivent un peu tard et à cause de cela ça va condamner une partie des festivals d’été.

Tu parlais de la nouvelle réorganisation du Moloco, qui est issue de la pandémie, ce n’était pas une idée qui germait avant ?

Non pas du tout, nous on est attachés au debout, à chaque fois que l’on a du faire du assis, on l’a fait au théâtre ou ailleurs, on a organisé près de 20 concerts entre les deux confinements. On s’est dit qu’on ne pouvait pas aller encore hors des murs, alors on a réfléchi à un accueil, a créer une autre expérience. On a dit avec l’équipe qu’il fallait que les gens viennent au Moloco sans reconnaître le Moloco, et ils retrouveront leur salle comme avant plus tard. On a donc créé cette scène et revu notre bar en tiki bar. Après, quand la crise sera terminée, on reviendra à l’ancien Moloco, peut-être un peu revu, mais on reviendra à l’ancienne formule.

Quelles sont les dispositions que vous seriez prêts à mettre en place afin de pouvoir accueillir des spectacles ? Des tests ? Enlever un bar, distribuer des masques avec une paille ? Ça impose une grosse logistique ?

Pour l’instant c’est compliqué de te répondre, on va voir ce qui est demandé, j’insiste mais le debout est important et la communion avec le bar, c’est essentiel. Si on doit diminuer notre jauge en passant de 600 personnes quand on met 3 personnes au mètre carré, à deux personnes au mètre carré, on le fera. Même si ça pose des grosses questions économiques derrière car ce n’est pas la même rentabilité. Les groupes vont baisser leur cachet car ils ont besoin de jouer mais il y en a qui n’ont que le live pour vivre et ce n’est pas à eux qu’on va demander de faire des efforts car ils sont très précarisés en ce moment. Mais par exemple tu parles de tests… qui paye ? La salle ou le spectateur ? Quel frein ça a ? Nous on est la pour faciliter la culture et non y mettre des freins et tout ça représente des freins et ça nous embête sérieusement. Mais si on nous demande des choses acceptables, on le fera. Pour l’instant on n’a rien.

Si vous êtes une scène nationale qui reste sous l’égide d’instances locales, comment pourriez vous aider des structures qui risquent de disparaître, comme les café concerts locaux qui font eux aussi la force culturelle locale ?

C’est une excellente question qui nous tient à cœur au Moloco. On a conscience d’avoir un statut de privilégiés, on le dit souvent à la presse. On a des contrats d’objectifs sur 4 ans, moi mes années 2020 et 2021 sont déjà intégrées dans mes objectifs, cela nous permet de débloquer les aides d’urgence et d’en faire profiter à toutes les cènes locales qui vont tirer un peu la langue. On n’en a pas besoin alors on les laisse aux autres. Après, dès qu’on est actifs on essaye de le faire au servidce de tous cet écosystème-là. Au premier déconfinement on a fait une tournée au sein des cafés concerts, on essaye d’aider les associations locales etc… On fait travailler tous les producteurs régionaux, on essaie vraiment d’aider mais ce ruissellement des « subventionnés » vers ceux qui le sont moins ne suffit pas. Ce n’est pas le seul angle d’attaque, l’autre c’est que ces gens aient des aides, qu’ils soient vraiment soutenus. Là on se bagarre au niveau national et on se fédère au niveau local et régional. Le Moloco a été à l’origine d’un collectif d’acteurs culturels du Pays de Montbéliard, qui regroupe aujourd’hui une trentaine d’acteurs, il y a des gens pour lesquels ont a travaillé, pour qui on a obtenu des aides en se battant collectivement. Je co-préside la fédération régionale des musiques actuelles avec le directeur de la Rodia et là on se bagarre pour aider les moins aidés. On essaie d’obtenir des aides mais aussi de passer les infos sur les aides disponibles car les gens sont un peu dans la jungle. Aujourd’hui on est dans un pays qui aide beaucoup, c’est à dire qu’il n’y a pas faillite à proprement parler liéé directement à la crise, même s’il y a des structures qui étaient déjà en difficulté et que la crise a fini de tuer. Après, il n’y a pas de faillite puisque j’ai tous les chiffres de toutes les enquêtes. Les aides restent importantes, mais ce qui pose problème c’est que beaucoup de structures vivent sous perfusion, elles n’ont pas toutes leurs coûts fixe assumés et certaines structures s’endettent, notamment avec le PGE de l’état, et ça va poser ds problèmes plus tard quand ça reprendra car ce ne sera pas une vraies reprise d’activité, ou alors très contrainte. L ‘exemple des festivals cet été est parfait : qui va organiser un festival à 5000 places assises sans pouvoir mettre en place de buvette ? Aucune structure non subventionnée ne le fera car il n’y aucune garantie, ou alors ce n’est pas dans leur éthique. Ça pose aussi le problème des dynamiques associatives, il y a des associations qui vont mourir car leurs membres ne se voient plus, n’organisent plus rien. Tiens, on va prendre l’exemple de l’Atelier des Môles. Les Môles ne sont aujourd’hui pas en danger car ils n’ont pas d’emplois et ils n’ont pas de charges fixes, qui sont payées par la ville. Ils sont dans une position d’attente, ça fait un an qu’ils ont rien organisé, mais ça se comprend parfaitement étant donné qu’ils sont dans le punk, le rock et le metal. Les Môles c’est 40 places assises en distanciation, donc on peut comprendre que les gars n’aient pas envie de venir organiser des concerts. Par contre, si ça dure deux ans, l’asso, les bénévoles ne se voient plus, le public perd un peu le lien avec les Môles, les groupes ne peuvent plus répéter à l’Atelier des Môles, tout se disloque… Quand çà va repartir, est ce que les gens seront là pour remettre le couvert ? Alors, nous on est aussi là pour aider et donner suffisamment les moyens aux acteurs de pouvoir organiser des choses quand on pourra réorganiser des choses. Par exemple, les cafés peuvent réouvrir mais sans organiser des concerts. Alors on a convaincu l’agglomération de Montbéliard de venir en aide aux cafés concerts, donc la Quincaillerie, et la Gigi du Pinky Bar, afin qu’à la reprise, ils puissent avoir plus de moyens pour réorganiser des concerts.

5000 personnes assises dans les festivals l’été : culture élitiste ou on doit se satisfaire de ça ?

C’est une bonne question. Je pense que certaines esthétiques sont incompatible avec ce type de configuration. Les Vieilles Charrues veulent s’adapter mais cela ne sera pas sous le même nom. Je ne sais pas si le gouvernement souhaite interdire certaines esthétiques, ce n’est pas vraiment son souhait je pense, et on ne va pas lui prêter des mauvaises intentions à ce point là, mais c’est l’assis qui a ses yeux, sans l’avoir testé car ces concerts tests arrivent bien trop tard après que les décisions aient été prises. Ça fait quand même un bout de temps qu’on demande a avoir ces tests pour prouver que le debout n’est pas plus dangereux que l’assis, et on n’a pas réussi à obtenir ces concerts tests avant, et là on est fâché de ça. Ce à quoi ça conduit, c’est la censure de certaines esthétiques, mais pas officiellement, car on ne va pas organiser des concerts de hardtech, de dub, de neo metal ou de hardcore, ça nous condamne donc à être dans des esthétiques qui vont dans le contemplatif, et le contemplatif n’est qu’une toute partie de nos musiques, quel que soit le style. Ça va également conforter ceux qui ont les moyens d’organiser des choses dans ces conditions par rapport à d’autres acteurs, dont on fait partie en faite. Si le Moloco n’organise pas quelques chose, qui le fera ? Et dans le paysage local, tout le monde réfléchit ,que ce soit Rencontres et Racines ou les Eurockéennes. Maintenant, ne rien organiser deux années n’est pas possible pour eux et il y aura des choses organisées avec les aides qui seront disponibles. Et le dernier truc qui est sacrifié c’est la jeunesse, l’expérience festival. Déjà que la jeunesse étudiante est sacrifiée, mais là ça va devenir très compliqué. On peut comprendre que certains festivals comme le Hellfest ne souhaitent pas organiser un festival avec une autre esthétique, et il y a ceux comme les Vieilles Charrues qui vont s’adapter car ils ont la possibilité de proposer des choses différentes dans leur concept actuel. Mais ceux qui vont trinquer, c’est les petits festivals, ils vont pouvoir s’adapter mais la logistique va être difficile, si tu veux mille places il te faudra une tribune de 2000 places et ça a un coût, alors il y aura des aides mais à qui vont aller ces aides ?

Porter une arme sur soi dans une salle de concert, qu’on soit civil ou force de l’ordre, ça vous inspire quoi ?

Je suis totalement contre. On se bat contre l’article 25 de la loi sur la sécurité globale, c’est jusqu’à aujourd’hui 14h00 que les sénateurs peuvent déposer un amendement contre cet article, car on estime que les armes n’ont pas leur place ni dans les festivals ni dans les salles de spectacles. Pour nous c’est une folie. Comment pourrons-nous contrôler à l’entrée ? c’est très compliqué ». Ça apporte plus de problème que ça n’en résout, même si on est très attachés à la sûreté. Depuis les attentats, on a mis beaucoup de protocoles en place. Mais ce n’est surtout pas cette solution. On a vu une prise de conscience et on a mobilisé les parlementaires car il n’y a que eux qui peuvent changer les choses. On a beaucoup parlé de l’article 24 dans la presse mais pas de cet article 25, et c’est énorme car c’est tous les établissement recevant du public qui sont concernés, même les Ehpad

Le festival Impetus est mort, longue vie au prochain festival. Pourquoi s’est-il éteint, et aura-t-il un remplaçant ?

Bonne question aussi. Ce festival s’est éteint au bout de 10 ans. Quand on a commencé à travailler dessus avec Kem et Sandrine à la Poudrière, on l’avait fondé sur plusieurs choses. Il était lié au tissu associatif metal de la région, qui était assez dynamique et développé, et on l’avait créé pour travailler avec ces associations. La scène locale métal était assez forte et on voulait aussi travailler de manière transfrontalière avec nos amis suisses. Aujourd’hui, tout ça s’est un peu estompé. Il y a déjà eu moins d »assos impliquées dans le metal, malheureusement c’est un changement de paysage, certaines associations se sont transformées en assos electro, et les suisses, au bout de quelques années de collaboration intense, ont décidé de prendre d’autres chemins. Entre autres, les directions des salles ont changé etc… La direction de la Poudrière a changé également, et le Moloco a été un peu seul à porter ce projet pendant un moment, et tout s’est essoufflé dans sa forme et dans son fond. On a donc pensé que c’était souhaitable et humain, même si c’est une décision difficile à prendre. C’est difficile de se dire que certains projets puissent avoir une fin de cycle, une fin de vie, j’ai donc décidé avec les autres de réinventer autre chose. On a mis fin à Impetus en2019, on ne l’a annoncé que dernièrement mais la décision a été prise avant la crise, on a décidé de repenser à autre chose mais la crise a complètement rebattu les cartes à tous les niveaux, notamment sur le plan financier.

C’est compliqué de réinventer quelques chose autour du metal mais on sait déjà que tout ce qui est les branches obscures du metal, les genres les moins visibles, on veut les maintenir et leur donner de la visibilité mais comment on ne sait pas… Ça a été compliqué d’avoir des groupes internationaux, et là je vais être un peu dur avec le Hellfest mais il y beaucoup de groupes qui se calent sur ce festival et on avait du mal à trouver des groupes à des cachets corrects, ça nous a aussi fait nous questionner sur notre liberté de programmation. On a peut être envie de venir a des soirées plus régulières, par exemple au Moloco. Le successeur ne sera pas forcément un festival, mais la place du metal sera peut être même plus présente qu’elle ne l’était avec le festival Impetus.

Tant qu’on est dans les festivals, qu’en est il du devenir du festival GéNéRiQ ?

On réfléchit à une formule alternative pour 2021, mais avec la non réouverture des salles on test un peu bloqués, on attendait aussi le sort des Eurockéennes, étant donné que le festival GéNéRiQ reste un laboratoire des Eurocks. 2021 n’est donc pas encore tranché même si cela n’aura pas lieu avant l’été, normalement ça aurait du être maintenant. Ça va revenir, en 2021 on ne sait pas comment, en 2022 cela reviendra. Alors en 2021 on perd Impetus, on attend GéNéRiQ mais on a décidé de créer un événement assez fort pour nous avec la guinguette de l’an dernier qu’on va changer et renforcer, et qui va devenir un très gros projet du Moloco sur l’été. On va le rendre itinérant sur le territoire. Il va aller dans les villages, il y aura plein de groupes, une belle programmation et ça c’est notre nouveau gros projet. Ça prendra peut-être un peu la place d’autres festivals qu’on avait avant, mais on croit beaucoup à cette événement, on va aussi ramener de l’artistique un peu original, ce sera un projet populaire, convivial, où les gens pourront venir en famille et le soir entre amis, et qui sera gratuit. On travaille sur ce projet-là, qu’on espère faire dès cette année, si on a la possibilité d’ouvrir un bar car faire une guinguette sans buvette cela ne sera pas forcément une vraie guinguette.

Note de la rédaction
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