Interviews — 25 juin 2018 at 19 h 40 min

[INTERVIEW ] SYLAK CREW

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Bonjour et merci de prendre du temps pour Daily Rock France. Bon pour ceux qui ne savent pas grand-chose de la genèse du Sylak ça veut dire quoi et comment vous est venue l’idée de créer un fest ?

Comme beaucoup de petits fests, c’est une histoire de copains. Des potes qui se lancent le défi un peu fou de monter leur propre petite sauterie en zone rurale. Mike organisait des concerts sur Lyon avec l’asso The Rock Runners, et Nico habite la commune de SMDG. Il a donc permis l’implantation du fest. Pour la signification, SYLAK est un acronyme, et on s’amuse à trouver des nouvelles significations. La principale reste : Support Your Local Artists Krew

8ème édition qu’est-ce qui a changé dans la manière de faire ?

Sur le mode de fonctionnement, pas grand-chose n’a changé puisque l’équipe de base reste la même. Elle ne fait que s’étoffer d’année en année, donc les choses sont de plus en plus limpides. On se permet simplement de faire appel à plus de sous-traitants afin de soulager tout le monde, notamment pour l’installation du site. On loue les barrières au lieu d’en chopper 2 à droite et 4 à gauche, on ne monte plus nous-mêmes les chapiteaux, etc… On est tous bénévoles, donc on essaye d’améliorer le confort des équipes

Quelles sont les évolutions que vous apporterez à cette édition ?

Il n’y aura pas de grosses modifications sur l’implantation du site. Cependant, on se lance dans le cashless, ce qui est une grosse évolution pour nous : il faut dire qu’on est un peu des ours, la technologie nous fait peur (ahah) On va aussi changer un peu les animations : fini les battles de sumo qu’on avait depuis 7ans ! Mais ça, c’est encore en cours de définition.

Certains regrettent le manque de diversité de l’affiche cette année contrairement aux années précédentes, d’autres pensent que la programmation est trop calquée sur l’Xtrem Fest …vous, vous en pensez quoi de votre prog ?

Et d’autres nous reprochent encore d’être trop diversifiés, ou pas assez extrêmes, etc…. On ne satisfera jamais tout le monde. On a essayé cette année de s’éparpiller un peu moins, tout en restant éclectiques, on verra bien ! On n’a jamais été un festival « mono-style », et on ne le sera jamais. Pour l’Xtrem Fest, on savait qu’il y allait avoir des ressemblances dès le moment où ils nous ont annoncés qu’ils se décalaient en même temps que nous, les tournées des groupent définissent une grande partie de l’affiche des petits fests comme nous. On communique beaucoup entre les deux fests, donc il y a des groupes qu’on savait qu’on avait en commun, on a même changé la date d’Hatebreed pour qu’ils puissent les avoir aussi (sinon ça ne passait pas sur le planning du groupe) ; et il y a d’autres groupes que l’Xtreme ne devait pas prendre, donc on les a booké, et finalement ils les ont pris aussi…. Donc il est vrai qu’il y a des grosses ressemblances sur la partie punk/hardcore. Heureusement, sur le reste les programmations n’ont rien à voir !

Cette année les groupes d’ouvertures ont été choisis par les bénévoles, c’est important de laisser à «  votre personnel » » si je puis dire une opportunité de s’investir autrement dans le festival, et comment cela s’est organisé ?

Oui, c’était une première pour nous. On a fait ce choix parce que beaucoup de bénévoles nous recommandent des groupes, et voulaient s’investir dans la programmation. Avec le nombre qu’on est, c’est impossible de satisfaire tout le monde, de faire attention à ne pas faire jouer que des copains, et difficile aussi de dire « oui » à quelqu’un, et « non » à un autre. Sans compter que pas mal de bénévoles jouent eux-mêmes dans des groupes ! On a essayé donc de faire ça par un système de votes pour que ce soit équitable. On a regroupé toutes les demandes qu’on a reçu, on a fait un formulaire en ligne, et proposé à tous les bénévoles de dire ‘oui’ ou ‘non’ à chaque groupe. Ils pouvaient voter ‘oui’ pour autant de groupes qu’ils voulaient. Ensuite, on a contacté les groupes qui avaient eu le plus de ‘oui’. On se pose pas mal de questions pour l’année prochaine, car si le principe a été très bien accueilli, certains bénévoles n’ont pas participé car il y avait « trop de groupes ». Il faut dire qu’il y en avait 500 à écouter… Si on fait un tri, l’action perd de son intérêt, et si on n’en fait pas, cela décourage certains. On renouvellera ça l’année prochaine, mais le système est perfectible !

Comment vous est venu le concept de la soirée du vendredi soir ?

On est toujours des grands enfants, et on voulait casser l’image « metal = méchant rebels qui enterrent des cadavres de chats dans la forêt », donc Mike a cherché l’idée la plus débile possible. Je ne sais pas exactement comment lui est venu le concept en lui-même (même si je pense bien qu’il y a un apéro là-dessous, il y a toujours un apéro dans l’histoire 😉 ).

Avant il y avait des groupes un peu décalés comme Corbier ou  Bernard Minet une année, pourquoi avoir enlevé cette petite touche qui faisait à mon sens partie de l’identité du festival ?

Ce n’est pas une volonté. On galère chaque année à trouver des groupes qui peuvent coller, qui sont relativement aimés par notre public, qui sont dispos, qui n’ont pas 1 seul tube à leur répertoire, et surtout : qui acceptent de jouer sur un festival metal. Mais on ne désespère pas d’en avoir à nouveau un jour !

Est-ce qu’il y a des groupes que vous ne programmerez jamais dans votre festival, sans parler des groupes complètement inaccessibles comme des KIss, Mets etc …

Oui, de manière générale tous les groupes réputés violents ou trop extrêmes.

On en revient toujours à ça le pognon, comment vous en sortez-vou et est-ce que les  collectivités ont un regard bienveillant pour le fest ?

On est soutenus par les collectivités locales / départementales , mais pas plus loin. Les subventions représentent environ 3% du budget, ça peu paraitre peu, mais elles nous aident beaucoup. En général, on retombe toujours de justesse sur nos pattes à chaque édition. Le peu de bénéfices qu’on fait, on le réinvesti l’année d’après. On s’en sort surtout grâce à nos partenaires : sans parler d’apport financier, on a un soutien matériel énorme en local. Electricité, terrassement, engins, nourriture, plomberie, camions…. Nous faisons de grosses économies. Sans cela, le festival serait dans le rouge, comme la plupart des petits festivals. Aussi, le bureau de l’asso est 100% bénévole, on fait ça pour le plaisir sur notre temps libre. Du coup, on évite le plus gros poste de dépense.

Certains se posent la question sur le devenir du festival, une grosse journée le vendredi, plus de scène …. Ce festival gardera-t-il son identité ?

On ne souhaite pas grossir ni faire de grosses modifications sur l’essence du fest. On veut que ça reste simple et sans prétention. La jauge ne changera pas, on ne partira pas sur un site plus grand. Personnellement je rêverai d’une 2ème  petite scène permanente, mais ce n’est pas le cas de tout le monde dans l’asso…. On ne sait pas de quoi demain est fait, alors on se laisse porter d’année en année, tant qu’on peut le faire dans de bonnes conditions !

Quels sont les rêves du SyLak Crew ?

  • Faire un jour complet, juste histoire de dire qu’on l’a fait
  • Faire jouer quelques groupes dont on est fans (groupiiiieesssss)
  • Avoir une météo clémente chaque année

Pas grand-chose de fou en soit, on n’a pas les dents qui rayent le parquet, on veut juste kiffer !

Un dernier mot pour terminer ?

On se voit en Août, et on a bien hâte !!! Merci à Daily Rock pour ces quelques lignes !

https://www.facebook.com/events/1950534318562280/

Merci à Cyrielle et au Sylak Crew !!

Note de la rédaction
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