Chroniques, Made In France — 5 octobre 2017 at 11 h 00 min

STINKY – From Dead End Street

by

Le Hardcore français a de beaux jours devant lui, moi je vous le dis! Quand on regarde la tripotée de groupes, Black Knives, Real Deal, Alea Jacta Est, Eight Sins, Apache et là les Stinky, Il y a de quoi avoir la trique sévère. Stinky reviennent donc avec le successeur de « Against wind and tide »  et cette fois-ci, ils ont pris un peu plus de temps puisque près de deux années se sont écoulées depuis la sortie de « From Dead End Street« . C’est également le premier album produit chez le label Brestois Finisterian Dead End et j’ai envie de dire que Laurent, le boss, a encore fait une putain de bonne pioche (après Mantra, Stangala et Malkavian, entre autres). 

Il y a déjà un gros truc à noter : c’est la première fois que le groupe arrive à enregistrer deux albums d’affilée avec le même line-up, et c’est plutôt une bonne chose. Parlons déjà du packaging. Franchement le groupe a toujours su soigner ses artworks, et là il ne déroge pas à la règle. Une pochette que l’on doit à Emy Rojas. Je suis allé faire un tour sur le site de « Arrache Toi Un Oeil » le collectif regroupant Emy et son acolyte Gaspard Le Quiniou, et franchement le taf fait sur la pochette des Stinky est magnifique et il y a du lourd sur le site aussi.

Parlons un peu musique maintenant. On va d’abord noter que le groupe a apporté encore plus de mélodie dans ses compositions, c’est frais, c’est aéré, c’est fluide et franchement, il y a une proposition pertinente dans la composition. Il est toujours agréable de retrouver les chœurs ajoutés sur certains morceaux comme par exemple sur le titre introductif. Sinon, ça ne fait pas la dentelle, le rouleau compresseur Stinky est lancé à pleine  vitesse et ne fait aucun cadeau. Parlons de « Rough Diamond » et son intro de feu, qui s’enchaîne avec une grosse mandale, son refrain qui, à coup sûr fédérera pas mal de monde dans le pit. Et cette relance a la gratte, renforcée par Claire qui, ma foi, tout au long de l’album, est très en voix. On parlait des chœurs tout à l’heure, on retrouve dans la liste des collègues des Stinky, certaines personnes qui apparaissaient avant en guest sur le précédent album, car oui pour cet opus le groupe est allé voir un peu ailleurs. Ce n’est n’y plus ni moins que Vincent de AqME et Butchers Rodéo et Kevin de Insanity Alert et The Apers, qui viennent prêter main forte à Claire sur respectivement « No Recovery » et « Golem« .  On sait que quand le groupe investit la scène, c’est pour tout éradiquer sur son passage, on ressent toute cette intensité dans le disque qui nous est proposé, c’est couillu, c’est pro et ça défonce.

Nul doute qu’avec cet album des plus aboutis, Les Stinky viennent asseoir leur place au sein de la scène française. Si parfois, avec certains groupes, on peut douter de l’efficacité du disque en live, ici il est clairement annoncé que lors de leur prochains concerts, il risque d’y avoir du sang dans le pit. Vous me demandez à moi si vous devez vous procurer cet album ??? Ben je ne sais pas moi : c’est comme si vous demandiez a un alcoolo si quand il prend un menu au ,il souhaite accompagner le tout d’une Heineken ou d’une Triple Karmelite ? Le choix est vite fait hein, courez vous le procurer, vous ne devriez pas être déçu !!

https://stinkyhc.bandcamp.com/

http://finisteriandeadend.com/

Note de la rédaction
Votes du lecteur
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Laisser un commentaire