Interviews, Made In France — 13 avril 2016 at 6 h 59 min

STANGALA

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DRF: Salut les bretons, comment vous vous sentez après avoir sorti votre dernier bébé « Klañv » ?

Thomas:  Très bien ! La composition de cet album a commencé en début 2014 – autant dire qu’on était impatient de le voir paraître.

DRF: Alors, pour ceux qui ne vous connaissent pas qui sont les membres de Stangala ?

Thomas: Steven et moi formons la base du groupe, mais la formation complète de Stangala varie d’album en album, en fonction des envies et des besoins, un peu à la manière d’une formation Jazz.

DRF: Okay revenons avant tout un peu en arrière : il y a 5 ans vous sortiez « Boued Tousek Hag Traou Mat All ». Avec le recul, quelle vision vous avez de cette production ?

Thomas: La production est différente, les morceaux aussi, mais je pense que Klañv s’inscrit bien dans la suite de BTHTMA. Cet album était franchement orienté Doom, avec de nombreux clins d’œil aux années 60/70. Klañv est plus Metal et continue le travail d’expérimentation commencé sur son prédécesseur.

DRF: 2 ans plus tard vous participez aux Kreiz Breizh sessions volume 1 avec vos compatriotes de Stonebirds : comment s’est monté le projet et qu’en avez-vous retenu ?

Thomas: C’est Stonebirds qui nous a contactés à l’époque. Ils nous ont proposés de partager un album avec eux et après une rencontre à Tremargat, nous avons rapidement organisé deux semaines d’enregistrement à Guéméné sur Scorff dans le Morbihan. C’était vraiment sympa ! Nous sommes restés en contact depuis et continuons à bosser ensemble sur différents projets.

DRF: S’il y a un volume 1 cela veut certainement dire que vous allez nous sortir le deuxième ?

Thomas: On aimerait beaucoup prendre le temps de le faire, mais nos programmes respectifs sont déjà bien chargés. Si l’occasion se présente dans les années à venir, on s’y remettra avec plaisir !

DRF: Là comme on l’a dit plus haut vous avez sorti « Klañv » il y a quelques semaines, qu’est-ce que vous avez voulu faire de mieux que sur votre premier album ?

Steven:  On n’a pas nécessairement cherché à faire « mieux », mais disons qu’on a voulu aller plus loin, explorer de nouvelles idées. Bien sûr, il y a aussi eu des erreurs qu’on a tâché de ne pas reproduire, au niveau du son notamment (même si ça reste très brut). Comme le mentionnait Tom, BTHTMA était relativement typé et je pense qu’on a essayé implicitement de se dégager de cette étiquette « stoner » qu’on nous a collés.

DRF: Qui sont tous ces intervenants instrumentaux et pourquoi avoir choisi de travailler avec eux ?

Thomas:  Pour Boued Tousek Hag Traou Mat All, nous avions fait appel à Fearann, de Valuatir, pour les parties de binioù kozh. Nous l’avons invité à nouveau, mais cette fois-ci, nous avons décidé de mettre un autre instrument traditionnel, la bombarde, à l’honneur. C’est donc Odran Plantec, un musicien de renom dans la scène musicale traditionnelle bretonne, qui nous a rejoints sur cet album. Nous lui avons livré les prises de guitare et il a travaillé en parfaite autonomie, sans indication particulière. Et nous avons été comblés !

DRF : Quitte à collaborer avec autant de monde pourquoi ne pas pousser l’expérience en montant un groupe avec plus de musiciens …(humour hein) vous avez juste peur de devoir partager les bénéfices et les cachets en live ?

Thomas: Pour les concerts, Fanch de Stonebirds nous accompagne à la basse. Nous aimerions intégrer tous les instruments présents sur l’album pour les concerts, mais comme tu le soulignes, cela représenterait un coût supplémentaire et davantage d’organisation. Pour l’instant, Stangala est plus un groupe de studio que de concert. Si des propositions de concerts intéressantes se présentent, nous aviserons !

DRF: D’ailleurs en live vous faites comment pour y ajouter les binious et autres instruments traditionnels ?

Thomas: Tout est intégré dans les samples. Je les déclenche sur pc installé à côté de la batterie et joue au métronome de façon à ce que l’ensemble soit cohérent.

DRF: Revenons à votre album. D’où vous vient l’idée, dans du stoner /doom, d’introduire du saxophone (je suis moi-même saxophoniste) ? Je trouve ça tout bonnement génial !

Thomas: C’est d’abord Steven qui l’a suggéré. J’ai joué du saxophone pendant quelques années il y a déjà pas mal de temps et je ne me sentais pas particulièrement prêt à m’y remettre, mais Steven a insisté et il a eu raison de le faire ! Le saxophone, étonnamment, se marie bien avec les autres instruments présents dans l’album. Ça nous a permis d’affirmer notre style et d’ouvrir la voie à de nouvelles idées. Qui sait quel nouvel instrument trouvera sa place sur le prochain enregistrement !

DRF: Le breton c’est bien, mais pas forcément compréhensible pour les gens qui n’ont pas eu la chance d’être né en Bretagne (et encore je ne suis pas sûr que tous les bretons comprennent) quels sont un peu les thèmes, le concept de votre album ?

Steven :  « Klañv » signifie « malade » en breton. L’album précédent avait pour thème la transe, l’état second, tandis que celui-ci c’est la redescente, la gueule de bois.

DRF: En définitive, le rapprochement entre vous et le label Finisterian dead end c’était complètement logique non ?

Thomas: Effectivement, j’ai rapidement pensé à Laurent (manager du label) pour Klañv. Nous avions déjà travaillé ensemble auparavant et avons depuis bien progressé chacun sur nos projets respectifs. Je lui ai fait écouter l’album et il a beaucoup aimé ! En somme, un bel exemple de collaboration finistéro-finistérienne.

DRF: Je vous laisse conclure en espérant ne pas avoir été trop emmerdant.

Thomas: Manquerait plus qu’on refuse des entretiens ! Le jour où ça arrivera, le BigouDoom aura conquis le monde !

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