Interviews, Made In France — 3 juillet 2018 at 11 h 08 min

SOYUZ BEAR – Val ( Basse)

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Soyuz Bear bonsoir quelle est la question à laquelle vous ne voulez plus répondre ?

Val : ça serait ‘D’où vient le nom Soyuz Bear ?’. C’est la question un peu habituelle qui nous est revenue et qui ramène à la création de groupe en 2012 avec un taux d’alcool élevé et une cave à bière.

Je lisais une interview, vous êtes quand même loin de vos ambitions qui étaient de jouer un truc dans la même veine que Eyehategod ?

Eyehategod (ou Grief / Noothgrush) à surtout été une des inspirations et une influence pour le lancement du groupe et pas une ambition. C’est un des groupes qui nous a influencé sur l’approche nihiliste et malade du style.

Black Phlegm a été enregistré fin 2016 et est sorti en octobre dernier pourquoi tant de temps ?

La sortie à pris un certain temps après l’enregistrement car nous avons pris le temps de peaufiner l’artwork du digipack et en parallèle de rechercher un label pour la sortie. On a donc réussi à travailler avec Zanjeer Zani Production pour cette sortie digipack fin octobre. On a également sorti par la suite des cassettes de Black Phlegm sur le label Indonésien Hellas Records.

En quoi ce disque est différent de votre sortie précédente, hormis la production ?

‘Black Phlegm’ est notre vrai premier album avec un univers et un travail sur l’identité sonore. Notre démo ‘MMXV’ est notre première expérience studio en tant que groupe et pour la plupart d’entre nous une expérience personnelle. Cette première expérience nous a permis d’arriver plus serein sur l’enregistrement de Black Phlegm, de mieux identifier nos attentes et d’arriver à avoir plus facilement du recul sur les sessions de mixage.

Vous avez utilisé un sample du film Pusher de Nicolas Winding Refn sur SWTVM ; déjà, que veut dire ce titre énigmatique et en quoi l’univers de Soyuz Bear se rapproche du thème de ce film ?

 SWTVM pour Satan Worship Through Violence and Murder, c’est le titre qui dénote le plus de l’album par son approche complètement noise. C’est quelque que chose que l’on voulait inclure dans Black Phlegm et qui je pense continuera sur la suite…

Je suis personnellement grand fan de Winding Refn et surtout de la trilogie Pusher. SWTVM c’est ce passage de Pusher 3 quand Radovan et Milo éventre ce mec au-dessus d’une bassine avec ce bruit de chaînes et ce stress ambiant. Ca résume pas mal l’idée, ce côté étouffoir, malsain et cet enchaînement diabolique qui précède et découle de tout ça.

Quel serait d’après-vous le qualificatif approprié pour définir la musique de Soyuz Bear ?

Oppressante et lourde. On essaye de cultiver un son assez lourd et compacte tout en essayant d’inclure des éléments plus sombre. On va continuer de  travailler là-dessus pour la compo du nouvel album.

Pourquoi tant de haine contre l’Humain dans vos paroles ?

 Il suffit de regarder autour de toi, on est au centre de mauvaise choses de problèmes dont nous sommes les déclencheurs. La violence et l’autodestruction font parties de l’Humain, c’est cet aspect que l’on a voulu évoquer sur Black Phlegm.

L’homme est-il un loup pour lui-même ? C’est la question que je me suis posé en rapprochant vos textes de votre artwork. Est-ce le message que vous avez voulu faire passer ? Comment est né cet artwork ?

En quelque sorte oui, l’artwork est surtout là pour accompagner les paroles afin de dégager une certaine agressivité. Bastien a réalisé l’artwork, on s’est vite mis d’accord sur l’idée du chien tricéphale pour la face avant du digipack, le reste et un peu un patchwork de l’univers de l’album.

Bon, revenons un peu en arrière : en 2015, vous sortez 2015, un truc sale mais avec une touche de fuzz dedans mêlée au cradingue. C’est sale, c’est parfait, c’est fait en studio. En 2016, vous proposez de la matière, vous produisez tout, tout seul, pour enfin avec Black Phlegm enregistrer en live et faire remasteriser le tout par JérémIE Mazan et Dennis Pleckmann. Pourquoi ce retour à l’auto-prod en milieu de parcours pour en définitive revenir à du studio et comment votre choix s’est porté sur ces deux personnes pour s’occuper du son ?

On a enregistré notre notre démo ‘MMXV’ en studio fin 2014, on l’a ensuite sorti en janvier 2015 au format numérique. C’était l’occasion pour nous de mettre un vrai point de départ au groupe.
En 2016 on a eu l’opportunité de sortir cette démo en format cassette sur le label Zanjeer Zani Productions à laquelle on a rajouté quelques compos enregistrées en répète.
On rentre alors fin 2016 en studio pour enregistrer notre album ‘Black Phlegm’, enregistrer et mixer par Jeremie Mazan puis masterisé par Dennis Pleckman (Bongripper..etc). ‘Black Phlegm’ sort en octobre 2017 toujours sur le label Zanjeer Zani.
On a décidé de travailler avec Jeremie pour l’enregistrement studio après avoir eu plusieurs bons retours sur son professionnalisme, l’écoute et la qualité du travail qu’il a pu faire. On a franchement passé du bon temps sur cet album.
Dennis Pleckman nous a fait le mastering de l’album après que l’on ait eu son contact autour d’une bière après un concert de Bongripper à Paris, on savait que l’on arriverait à se mettre d’accord musicalement.

Vous avez sorti Black Phlegm en octobre et j’ai aperçu un post disant que vous testiez déjà de nouveaux morceaux en live. Vous ne vous accordez pas de pause ou vous êtes en perpétuelle création ?

Effectivement on est en train de composer pour un nouvel album. On veut parfois tester certaines nouveautés en live ça nous permet de rentrer un peu plus dans l’univers que l’on travaille.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui fait la force de Soyuz Bear ?

On est depuis le début des potes, on se retrouve beaucoup sur différents styles de metal ce qui nous permet d’être musicalement dans le même esprit. On a découvert pas mal de choses ensemble sur la ‘vie’ d’un groupes, le travail en amont ou personnel…
Tout ça fait qu’aujourd’hui on arrive à mieux progresser sur nos attentes.

Est-ce que c’est votre seul moyen de lâcher les fauves qui sont en vous si je puis dire ?

En partie pour moi oui… tu as le travail d’un côté, ta vie personnelle et de l’autre tu peux creuser et cultiver quelque chose de plus sombre que tout le monde partage de près ou de loin. On essaye de partager ça au maximum en live et c’est ce qui prend pour nous de plus en plus d’importance.

Quelle est la question que vous auriez aimé que je vous pose ?

 Peut-être, comment on visualiserait notre prochain album ? Mais j’en ai quand même parlé un petit peu. Je parle de ça car on est en phase de composition pour le prochain album, l’univers s’y assombrit, il y a aura une approche un peu plus black metal.

Quel est votre plus vieux souvenir sonore ou musical ?

Je me souviens d’un vieux synthé que mon père avait quand j’étais vraiment gamin. J’allumais en cachette et je testais tous les présets, sur l’instant ça me paraissait assez magique de pouvoir sortir autant de sons différents.

Quel est le dernier bon bouquin que vous ayez lu ?

Je suis pas franchement un grand lecteur mais je me plonge de temps en temps dans un polar ou un peu de SF.
J’ai fini il y a quelques temps ‘La pluie de Néon’ de James Lee Burke en roman noir avec des personnages atypiques sur un fond de mafia et des marais de Louisiane. Un bon mélange sombre et violent.

Quel est le dernier bon album que vous ayez écouté ?

J’ai adoré le dernier album ‘Terraforming’  de Jupeterian sortit en 2017, ça date un peu mais je l’ai vraiment écouté un bon nombre de fois. C’est un mélange de riffs sludge avec une atmosphère super sombre et un gros côté doom. A écouter!

Un dernier mot ?

Merci à toi, au plaisir de se croiser, on va probablement retourner sur la route en fin d’année.

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