Chroniques, Made In France — 9 octobre 2015 at 7 h 57 min

OVERCHARGER – All That We Had

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En théorie la tâche s’annonce relativement difficile et bien que la trame musicale de All That We Had demeure parfois très proche de certains groupes que le combo vénère (on pense notamment à Black Label Society, Crowbar, Godsized ou bien Texas Hippie Coalition), ce premier opus s’inscrit logiquement comme une suite aussi complémentaire qu’indispensable.
Le voyage auquel nous convie les bordelais démarre sous les meilleurs auspices et si l’intensité rythmique baisse le temps d’un mid tempo bien senti, cela ne se fait jamais aux dépens de la puissance et des émotions transmises. L’ensemble reste bien ancré dans une ambiance lourde, inquiétante, et en rapport avec le visuel de la pochette.
Le quatuor reste dévoué corps et âme aux méandres graveleux du Southern Rock teinté de Metal et l’aspect anticonformiste de la formation nous entraine dans une descente orgasmique qui sollicitera les articulations les plus grippées. Equilibré, dynamique, cohérent dans son déroulement sans pour autant révolutionner le genre, ce premier album d’Overcharger dispose d’assez d’arguments pour à coup sûr rassasier tous les amateurs de barbes à poils durs et de sons bien gras au sens large du terme.
Un premier chapitre en huit épisodes seulement, mais qui lance de bien belle manière les aventures de ses nouveaux rebelles prêts à s’investir dans un style musical qui ne pardonne ni le manque de détermination, ni le manque d’intégrité. Teigneux et particulièrement percutant, Overcharger fait preuve d’une grande homogénéité sur l’intégralité des morceaux, au point qu’il en est même difficile d’en extraire un plutôt qu’un autre. Chacun regorge de groove, d’excentricité et de hardiesse. Bref, tous les ingrédients qui font que cette galette sort immédiatement du lot.
Pas de remplissage non plus dans cet album qui s’écoute d’une traite en provoquant sans peine un plaisir jouissif. Et chose peu évidente lorsque l’on pratique un genre aussi fréquenté, ils parviennent à éviter avec habileté l’apparition de la moindre lassitude. Au milieu de cette déferlante fleurant bon la transpiration et les effluves de whisky frelaté, ils nous démontrent avec fougue qu’ils peuvent être d’une redoutable efficacité et ils nous contrebalancent avec audace un son racé aux accents sudistes fièrement arborés. Fiers de leurs valeurs, ils peuvent sans problème gonfler le torse et on attend la suite avec impatience.

Note de la rédaction
Votes du lecteur
[Total : 4    Moyenne : 4.3/5]

One Comment

  1. OVERCHARGER à voir et à écouter le 24 septembre aux « Runes » à Bordeaux avec NEVERYA (très bon heavy).

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