Chroniques — 27 octobre 2020 at 7 h 58 min

Nécro – Eddie Van Halen

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Je ne vous apprends rien, ce mardi 6 octobre, le seul et unique Eddie Van Halen s’en est allé. Depuis 2000, il se battait contre les cancers. Car oui, celui qui aura eu raison de lui n’était malheureusement pas le premier. Il avait, comme je le disais en 2000, été traité pour un cancer de la langue, dont il fut guéri deux ans plus tard grâce à une intervention chirurgicale consistant à lui retirer un tier de sa langue. Comme toutes personnes ayant à faire face à cette maladie, non seulement bravo pour l’avoir combattu, mais aussi pour l’avoir vaincue. Mais celui dont il était atteint à la gorge lui aura été fatal au bout de six années. Rendant orphelines plusieurs générations de guitaristes qu’il aura influencé par son style sonore, créatif et technique.

Dès l’annonce de son décès par son fils Wolfgang, les hommages se sont succédés. Des guitaristes, des rockeurs, des metalleux, mais aussi des musiciens de tous bords. On peut considérer EVH comme étant le premier guitariste pleinement mainstream, évidemment grâce au succès du premier album du groupe et au titre « Jump » (même si la guitare est plutôt anecdotique sur ce morceau), mais surtout grâce à son solo pour « Beat it » issu de l’album Thriller de Michael Jackson. Un solo tellement incroyable, que beaucoup ont oublié ce pauvre Steve Lukather guitariste de TOTO qui a composé la partie rythmique (pourtant excellente).

Ritchie Blackmore (ex Deep Purple) a déclaré récemment : « C’était le guitar hero ultime ». Oui, c’est vrai. Il existe une quantité incroyable de très grands guitaristes, et d’autres guitar heros comme Dimebag, Jimmy Page, Hendrix et j’en passe. Autant de musiciens qui ont aussi laissé leur empreinte. Mais Eddie avait ce truc en plus, cette capacité à faire sortir de sa mythique Frankenstrat une forme de poésie saturée qui allait rester dans les esprits jusqu’à t’en rendre fou. Ce truc en plus qu’un jeune apprenti de la gratte trouvera éblouissant et qui lui fera se demander « Comment c’est dieu possible de jouer ainsi ? » Je me suis moi-même posé cette question, évidemment quand j’ai découvert le groupe Van Halen et le légendaire solo « Eruption », puis il y a quelques années après avoir commencé à prendre des cours. Mon prof m’avait prêté le DVD live de 1986, l’époque où Sammy Hagar officiait au chant, et j’ai alors découvert une nouvelle façon de jouer. J’avais déjà entendu parler de ce qu’on appelle le « Shred », et étant fan de Zakk Wylde j’en connaissais vaguement le principe (vitesse, technique, virtuosité). Mais cette-fois, c’était différent. Ca n’était pas un type qui se complaisait à montrer que sa technique était excellente, mais un vrai musicien qui jouait comme il aimait : avec toutes ses tripes.

Je ne compte pas faire un résumé de la discographie du groupe, je souhaitais ici, à mon tour, rendre hommage à un guitariste d’exception. Au moment où j’ai lu qu’il venait de mourir, j’ai eu quelques minutes de « bug ». Son talent inégalable aura eu une influence majeure, que l’on ressent encore aujourd’hui.

On dit qu’une image vaut mille mots, alors je terminerai en vous laissant avec ce solo résumant tout le talent d’Eddie Van Halen.

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