Chroniques — 16 août 2018 at 11 h 35 min

Lucifer : Lucifer II

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Mené par un musicien issu de Cathedrale , Lucifer à tout pour être rapidement rangé dans la catégorie doom, qui consiste trop souvent à piller les riffs issues du troisième album de Black Sabbath. C’était l’école de Cathedrale, Pentagram, et autres icônes d’un sous genre qui a au moins le mérite de rappeler le génie du groupe d’Ozzy.

Et puis le genre à muri, cherchant dans d’autres musiques la matière à partir de laquelle il pourra construire son œuvre. Le résultat à encore pu nous émerveiller via les derniers albums de Pallbearer ou Khemmis , qui mêlaient leurs lourdeurs aux mélodies progressives, ou à l’agressivité du heavy metal.

Lucifer, lui aussi, ne se contente pas de riffs plombés balancés avec rigueur, et vient creuser le sillon encore jeune du hard/doom. On pense beaucoup à blue oyster cult lors des passages les plus rythmés, auquel la chanteuse Johanna Sadonnis ajoute une touche de mysticisme qui n’est pas sans rappeler les belles heures de Patti Smith.

Ce cocktail fait des merveilles sur les passages les plus mélodiques , comme la power ballade « Dreamer » , ou le plus puissant faux pharaon. Et , quand les guitares recommencent à radoter leurs doom plombés, la Patti Smith blonde permet à ces messes noires de s’éloigner de l’ombre de Black Sabbath.

La seule ombre au tableau arrive à mi-parcours, lorsque le groupe défigure atrocement le « Dancing with Mr D » des Stones.

Pour un groupe de hard rock , reprendre un titre des stones est déjà un paris risqué … Sauf peut-être pour des groupes rythmiques comme ACDC , mais même le groupe des frères Young ne s’y est pas risqué.

Il y’a bien sûr ce « Sympathie for The Devil » , que les Guns ont enregistré dans un excès de mégalomanie, mais le résultat est aussi proche du fiasco. Les titres des Stones ne conviennent pas aux adepte des solos à rallonge , et autres effets de manche plus ou moins superflues. Ils ont souvent tendance à surcharger le titre , privant au passage l’auditeur du feeling bluesy chère à Keith Richard.

En ne tenant absolument pas compte de la version d’origine , Lucifer délivre un doom qui , sans la référence au Stones , aurait put être intéressant. Mais, avec une telle référence, on ne peut que constater le fossé entre la version originale et cette déformation insupportable.

On pardonnera toutefois cette erreur de jugement tant la suite , en reprenant cette veine doom mystique , place Lucifer dans le rang des groupes dont on risque d’entendre parler encore longtemps. Affaire à suivre de près.

https://www.facebook.com/luciferofficial/

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