Concerts, Non classé — 28 août 2018 at 21 h 03 min

[Live Report] Sylak Open Air 2018

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Vous en avez marre des grosses machines de guerre que sont le Hellfest, le Download, le Wacken? Et bien le Sylak Open Air est fait pour vous! Une jauge à taille humaine, une seule scène avec des pauses d’une demi heure entre les groupes histoire de respirer, très peu de files d’attentes…Un festival familial et qui revendique vouloir le rester, le format ne bougera pas! C’était ma deuxième visite à Saint Maurice de Gourdans (la première datant de 2014). Et force est de constater que le festival est au fil des ans de mieux en mieux organisé, à tel point que cette année la confiance que lui porte les fans de musiques extrêmes le faisait afficher pour la première fois sold out! C’est donc parti pour un week-end sous 37 degrés et avec une main comme un rosbeef, votre serviteur s’étant fait piquer la main par une vilaine guêpe avant même d’avoir pu poser sa tente!

Et par extension, on loupe malheureusement le concert de Mus Flat pour aller recevoir les premiers soins à la tente médicale. Un gros bigup d’ailleurs à toute l’équipe qui s’est super bien occupée de mon souci durant tout le week -end, des bisous à eux!

Première constatation, il fait chaud, très chaud, et même avec le soir tombant il faut chercher les rares zones d’ombre pour se mettre à l’abri de la morsure du soleil…et ça ne fait que commencer! C’est donc avec les Roadies of The D que commence le week-end. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les Montpellierains, il s’agit d’un Cover band de Tenacious D (Mais siiii le film avec Jack Black et Dave Grohl qui joue Satan!) mais pas que! Après les traditionnels « Master Exploder », « The Metal » ou « Pick Of Destiny », repris en coeur par un public déjà bien présent devant la petite scène montée spécialement pour la soirée du vendredi, le groupe enchaîne d’autres covers tels que « Ace Of Spades » de Mötorhead ou « Walk » de Pantera, et ça a son petit effet sur l’auditoire! Impossible de ne pas hocher la tête et reprendre les paroles en coeur, le tout sous la mousse!

Ah oui, car si vous ne le savez pas, la soirée du vendredi au Sylak, c’est soirée mousse! Deux canons sont installés en plein milieu du pit pour le plus grand bonheur des petits et des grands! Joyeux bordel en perspective!

Petite pause, et c’est ensuite aux Rennais de The Decline! de fouler la scène, pour une des dernière fois de leur carrière malheureusement… En effet la tournée d’adieu avance et le groupe jouera son dernier concert le 15 septembre dans la ville qui l’a vu naître. Et c’est à déplorer, car le Folk Punk aux accents Oï du combo breton ne laisse pas de marbre. Ca tape dans les mains, ça danse, l’ambiance dans le pit est au beau fixe, les sourires sont de mises partout et surtout sur scène! Les 45mn de set passent à une vitesse folle et c’est déjà l’heure pour le groupe de nous quitter. Un véritable pincement au coeur puisque c’est certainement la dernière fois que la plupart des personnes présentes pourront les voir sur scène…Merci pour tout les gars!

Pause hydratation et c’est à Flayed de venir nous présenter leur Hard Rock teinté de stoner avec un soupçon de 70’s dans les coins. On sent l’expérience grimpante du groupe, formé il y a 5 ans et qui depuis écume les scènes du pays. Leur énergie est communicative et le public répond présent, d’autant plus que le groupe joue à domicile! Une très bonne prestation et un groupe qui monte, qui monte…à suivre donc!

Re pause hydratation (Hey ho la nuit a beau être tombée il fait encore 30 degrés, on étouffe un peu, faut boire de l’eau…ou autre!) et Les Sticky Boys prennent place sur scène! Les Parisiens commencent à sévèrement se faire un nom sur la scène Hexagonale , et on comprend pourquoi lorsqu’on vit un de leur concert : ça a des bonnes grosses balls! Du Hard Rock bien couillu à la papa qui enflamme le public et qui nous fait revivre les meilleurs heures des 70’s. Alors certes, certains diront qu’ils n’ont rien inventé…Mais force est de constater que c’est quand même diablement efficace!Une belle leçon de Rock’n’Roll!

Allez maintenant plus le temps de déconner , y’a les patrons qui montent sur scène! Quand on parle de groupes qui jouent à domicile, Benighted est ce soir plus qu’à la maison! Les brutes Stéphanoises avaient déjà il y a 4 ans enregistré leur premier DVD live ici, et ce soir, avec un public totalement acquis à sa cause et noyé sous la mousse, le groupe sait que tous les éléments sont réunis pour une soirée d’anthologie. On les avait laissé sur une coupure de son pour leur 20 ans au CCO il y a quelques mois, le groupe ayant semble-t-il passé l’heure légale pour jouer, après une avalanche de guest. Pas de fioritures ici, uniquement de la brutalité dès la première seconde ou le combo foule la scène : « Reptilian », « Let The Blood Spill Between My Broken Teeth » , « Slut », « Versipelis » s’enchaînent…Avant que l’enthousiasme du public ne fasse craquer les Crash barrières! Du jamais vu selon les dires de Julien, qui nous annonce une petite pause le temps de réparer tout ça. Là ou d’autres groupes auraient perdu leur auditoire, rincé par la route, la chaleur, la bière…Benighted a pu voir ce soir à quel point son public est fidèle, puisqu’il y a toujours autant de monde prêt à faire la fête dans la mousse avec eux lorsque le show reprends 15 minutes plus tard! Et c’est reparti pour « Asylum Cave », « Experience Your Flesh » (que des tubes on vous dit!) Avant que le groupe nous achève ENFIN avec le morceau qu’ils n’avaient pas pu jouer à la fin du concert des 20 ans : « Du Riechst So Gut » (Rammstein)! La boucle est donc bouclée, et chacun rentre à sa tente, prêt à affronter la chaleur du lendemain!

Samedi, 11h30

Déjà trois heure que les festivaliers cherchent l’ombre tels des prospecteurs avides d’or. Sur le site, quelques petites zones peuvent protéger le public, la plus grande étant un regroupement d’arbre situé idéalement presque en face de la scène, mais un peu éloigné malheureusement pour pouvoir profiter des shows. Pour être plus proche, il faut soit se coller aux barrières et seuls les 3 premiers rangs sont à l’ombre (et encore, à 14h tout est en plein soleil), soit se situer sous les deux trois arbres à droite de la scène, et les places sont chères. Fort heureusement l’organisation du festival à tout prévu, puisqu’une lance à incendie arrose régulièrement la foule pour le plus grand bonheur (et la plus grande fraîcheur) de tous!

Ce sont les Lyonnais de Kamizol K qui ont la charge d’ouvrir le bal en ce samedi, et le moins que l’on puisse dire c’est que les bougres s’en sortent avec les honneurs. Le public est déjà présent en nombre devant la scène, et de nombreux T-shirt du groupe fleurissent sur le site depuis ce matin. Il faut dire que le Hardcore teinté de Thrash du combo est sévèrement efficace, et que l’alternance de chant féminin et masculin fait son petit effet quand on ne connait pas le groupe. Malgré peu d’années d’existence on sent que le combo commence a écumer les routes, c’est propre et bien en place, à revoir peut être dans de meilleures conditions sons, mais belle surprise!

« Tiens c’est rigolo, le grand baraqué au chant il était à la sécu devant la scène juste avant ». c’est la réflexion qu’on a pu se faire en voyant In Arkadia monter sur scène. En effet Alix, l’un des deux frontmans du groupes, ne va pas chômer du week-end ! Quand à son compère Mike c’est sa dernière date avec le groupe avant de partir vers de nouveaux horizons! Un moment émouvant pour le combo Rhodanien, mais qui ne les empêche pas d’envoyer le pâté sur scène! Leur musique est difficile à décrire tellement les influences se mélangent pour un résultat vachement efficace. On parle de Blackcore, mais on peut aussi y déceler des notes de Death Mélo, de Thrash…On remarquera sur la droite de la scène que Benjamin, le guitariste, a troqué son habituel maquillage de scène noir pour un complet doré. Pourquoi me demanderez-vous? La réponse dans une interview qui sortira bientôt 😉 Toujours est-il que le public mange littéralement dans la main du groupe, c’est le bordel dans le pit, les musiciens s’éclatent sur scène, c’est beau à voir! Il faut dire que le groupe a lui aussi une solide fanbase sur place. On parlait auparavant des T-shirts Kamizol K, et bien les T-shirts In Arkadia sont deux voire trois fois plus nombreux sur le site, presque autant que les traditionnels T-shirts Sylak! Trente minutes de set c’est court, il est temps pour le groupe de lâcher la scène, non sans mal et après des adieux plein d’émotions à Mike, en ésperant que ses nouveaux projets lui réussissent!

Changement d’ambiance radical dans la foulée, c’est au tour des Tchèques de Pipes And Pints, qui font du Punk celtique (!) d’investir la scène! Les cornemuses sont de sortie sous la chaleur, et dès les premières notes le public commence à danser la gigue et continuera à le faire durant les 40 minutes de set. Nous devons malheureusement quitter ce concert assez rapidement puisque In Arkadia nous attend pour une interview.

On revient en plein milieu du set d’Origin, près à prendre une grosse mandale de la part du quatuor originaire du Kansas…Avant de se rendre très vite compte que le groupe est amputé de la moitié de ses membres! On apprendra plus tard que Mike Flores (Guitare) et Jason Keyser (chant) n’avaient pas pu prendre leur avion (le groupe étant disséminé un peu à travers toute l’Amérique) , mais que Paul Ryan et John Longstrenght ont pris la décision de mener à bien la show tout de même dans une formation inédite, c’est tout à leur honneur! Et il faut avouer que même dans cette configuration, le groupe ravage tout sur son passage et nous donne une belle leçon de Brutal Death. Bravo a eux!

Impossible de l’oublier tout au long du week-end, le dada du Sylak, c’est le Hardcore, et sous toute ses formes! C’est au tour d’une légende du style de fouler les planches, ils sont renommées pour avoir « inventé » le Crossover Thrash, j’ai nommé Integrity, retourneurs de pit depuis 1988! Malheureusement il nous est impossible de suivre ce show, il faut passer auPoste Secours pour le rosbeef qui me fait office de main…

C’est sonné par la chaleur et par la douleur que l’on revient pour le show de Entombed AD. Pourquoi AD? Pour la petite histoire, il existe maintenant deux itérations du légendaire groupe Suédois de Death’n’Roll. Il y a quelques années, le guitariste Alex Hellid quitte le groupe, laissant LG Petrov, le chanteur, seul aux commandes du vaisseau pour sortir un nouvel album. Album qu’il sortira sous le nom d’Entombed AD pour éviter tout conflit. Et c’est en 2016 qu’Alex Hellid reformera Entombed, nom qu’il peut utiliser puisqu’il détient les droits…Mais c’est ici à la version de Petrov qu’on a affaire. Et les affaires sont bonnes! Pas le temps de niaiser, ça groove sévère, on retrouve la patte début 90’s qui a fait le succès du groupe. Simple, efficace, dévastateur, et avec un bon vieux « Left Hand Path » des familles pour clôturer le tout! Que du bonheur!

Attention, ça va être du lourd! On attaque un concert qui se trouve à mon sens dans le top 3 du festival. Ils sont Canadiens et ils débarquent sur scène avec leur Hardcore Mélodique à la sauce Skate Punk, j’ai nommé Comeback Kid! Dix ans après les avoir découvert au hasard au Hellfest, en quittant un show de Mötorhead , et après avoir pris une grosse mandale, c’est avec plaisir que je les revois enfin. Les conditions sont idéales puisque le soleil commence gentiment à se coucher, et le public peut enfin se répartir sur toutes les zones du pit sans cramer. Le groupe donne tout du début à la fin, et le public lui rend bien, ça commence à bouger sévèrement dans la fosse, qui se transforme doucement en bourbier malgré la chaleur, la faute aux utilisations répétées mais salvatrices de la lance à incendie. Qu’importe diront certains, c’est bon pour la peau! Grand moment de rire et de joie lorsque l’on aperçoit un grand cercle de vide vers la régie avec au milieu un petit gamin de 8-10 ans qui fait du Two-Step et qui s’en donne réellement à coeur joie! Petite dédicace à lui! Et pendant ce temps CBK enchaîne les hits, « Do Yoursel A Favor », « Somewhere Somehow » et la traditionnelle « Wake The Dead » en clôture du show qui laisse le groupe et le public se quitter avec de grands sourires béats! Merci merci et encore merci, et on remet ça la semaine prochaine au Motocultor!

Une chose me manque terriblement dans la programmation de ce Sylak Open Air. En effet je suis un grand fan de Stoner/Doom/ Psyché devant l’éternel, et même si j’aime beaucoup d’autres styles, il me faut ma dose de fuzz journalière. Je pensais donc me rattraper avec Kadavar, groupe dont je suis familier en album, mais que je n’ai jamais vu en live. Et malheureusement la claque escomptée n’est pas au rendez-vous. Le combo est certes bien en place, c’est très très propre, mais il manque un truc, cette petite étincelle qui déjà me manquait en album et que j’espérais peut être apercevoir en live. Malheureusement ce n’est pas le cas. Appelez moi élitiste si vous voulez, mais pour le coup, je passe mon tour. La déception du fest, avec l’annulation de Mantar le lendemain qui me laissera un goût amer dans la bouche et un trou à la place du fuzz et du groove dans le coeur. Dommage.

C’est bien beau de courir partout pendant toute la journée en plein soleil, mais parfois une pause s’impose, et c’est malheureusement le set de Bloodbath qui passe à la trappe. On arrive quand même à voir les derniers morceaux de la bande à Renkse et Nyström de loin, juste le temps de voir que le « nouveau » chanteur (Nick Holmes, frontman de Paradise Lost) est un peu statique sur scène et que (d’après un ami de confiance) il lit encore les paroles de certaines chansons. Mais la tête est déjà ailleurs, concentrée sur le show à venir…

Avec Hatebreed, c’est une longue histoire d’amour. Premier concert il y’a onze ans, dans la boue au Hellfest, un show tellement intense en 2012 à la Secret Place de Montpellier (200 personnes, des gens qui marchent au plafond, concert face to face avec Jasta), et bien d’autres…C’est donc toujours avec beaucoup d’excitation que j’aborde leurs show… Coté setlist, c’est une tuerie. Le groupe enchaîne les hits, débutant par « To The Threshold » et passant ensuite par pêle mêle, « Defeatist », « Destroy Everything » bien sûr, « Live For This », « As Die Hard As They Come » et pour clôturer sur « I Will Be Heard ». Coté scène, on sent par contre qu’après près de 20 ans de scène, l’ami Jamey a la voix qui fatigue…Moins tranchante, plus vacillante au début du show, avec tout de même un regain au fur et a mesure..Peut être le temps de chauffe? Qu’importe, le show était tout de même de grande qualité et c’est toujours un plaisir de voir ces monstres sur scène!

Fin de journée. Cramé, poussiereux, lessivé, le public s’en va festoyer pour une partie, se reposer pour d’autre, alors que le thermométre affiche encore 27 degrés a 2h du matin…

Dimanche, 11h30

Senior Météo n’avait pas menti. La chaleur est toujours aussi étouffante sur le Stade Régis Perrin, et de mémoire de festivalier c’est un des événements les plus brûlants de la dernière décennie. Heureusement la bonne humeur du public est toujours présente, ainsi que celles des groupes, à l’image de Bloodstorm, groupe de Death Mélo d’Annecy qui ouvre les hostilités pour ce dernier jour du festival. Le groupe est visiblement très heureux d’être là à l’image de son frontman Rob, tout sourire, qui harangue la foule, assez fournie malgré la chaleur, bien aidée encore une fois par les coups de lance incendie histoire de faire redescendre la température. A contrario le thermomètre ne cesse de monter sur la scène du Sylak à mesure que les compos du groupe se succèdent. C’est vraiment très plaisant à voir et à écouter, leur son me rappelle un peu le groupe Battlecross en live pour ceux qui connaissent, c’est ultra couillu et ça décrasse bien les oreilles de bon matin! Merci les gars!

J’ai pu découvrir peu avant le festival le dernier album des Suisses de Voice Of Ruins et ce que j’avais pu écouter m’avait bien enthousiasmé. j’avais donc hâte que le combo de Thrash Groove monte sur scène, et le moins que l’on puisse dire c’est que je suis loin d’être déçu! Le groupe a pu faire ses armes sur les scènes d’Europe et du Japon notamment, et commence à devenir un vrai groupe d’expérience. Cela n’enlève rien au fait qu’en plus d’être des bêtes de scène, les gars ne se départissent pas de leur sourire et sont visiblement aux anges d’être parmi nous en ce chaud week-end. Le charismatique chanteur Randy nous explique que l’un de leur guitariste, a malheureusement dû se faire hospitaliser en urgence la veille et que c’est Tony, un ancien du groupe, qui le remplace au pied levé, et que ce dernier a appris la plupart des compos en 24h! Et force est de constater que le bougre fait VRAIMENT bien le taf, bravo a lui!!! C’est en tout cas de mon coté LA découverte scénique du festival. Une tornade de gros riffs associée a un coté mélo mais sombre, a revoir très très vite!

On regarde assez rapidement le début du set de Broken Teeth puisque nous avons ensuite une interview avec les Voice Of Ruins précedemment cités. Et tout ce qu’on peut dire de ces dix minutes de set, c’est qu’effectivement le set des coreux anglais va donner du boulot aux dentistes de France et de Navarre le lendemain!

Enchaînement avec  l’interview de Julien de Benighted oblige, on loupe les remplacants de Mantar, Eight Sins, et on arrive devant la scène pour le début du set des Finlandais de Rotten Sound. Bien connus des habitués de l’Obscene Extreme Festival et des fans de grindcore en général, la musique du combo est sans concession. Malgré cela, on sent que G, le frontman (qui avait notamment pris la place du défunt Mieszko pour la tournée d’adieu de Nasum) n’est pas a 100% sur scène, loin de là. On n’en saura pas plus, mais m’est avis que la lourde chaleur de l’après midi n’y est pas pour rien et que les finnois, ça kiffe pas trop jouer a 37 degrés le soleil en pleine face… Dommage donc, a revoir dans de meilleurs conditions!

La fatigue commence à vraiment se faire ressentir, passage rituel au Pc Secours donc pendant le set de Carnifex, on en voit une belle partie assis a l’ombre, mais pas de quoi décrypter vraiment le show. Autant en album le son brutal et crade des Deathcoreux Californiens est accrocheur, autant de loin et dans le flou comme ça en festival, ça n’accroche pas. NSPP comme on dit, peut être qu’en salle ou avec de meilleures condition atmosphériques leur musique toucherait plus au but…

Heureusement le soleil se couche doucement, l’atmosphère redevient respirable, et ce qui sera personnellement le meilleur concert du week-end, véritable bol d’air (quand on ne se trouve pas en plein milieu du pit), va débuter : TERROR!!! Ce groupe a juste tout compris au Hardcore. Pas de répit, pas de long discours, droit au but! Le groupe ne lâche pas une seconde son auditoire, Scott Vogel parlant peu mais efficacement entre les morceaux , entre autre pour nous dire de nous aimer en se mettant des mandales dans l’pit), et c’est une déferlante de classique du groupe qui nous arrive dans la tronche : « Overcome », « Stick Tight », « Always The Hard Way », « Return To Strenght » pour finir avec un « Keepers Of the Faith » des familles. Une quinzaine de morceaux qui dans nos esprits en ont duré 4, c’est passé a une vitesse folle, et les dernières onces d’énergie ont été dépensées a danser comme des dingues. Une leçon, vraiment.

Vidés…Plus aucune goutte de vitalité alors que le show de Municipal Waste commence…retour à la tente pour micro sieste, mais ne vous inquiétez pas, ils passent au Motocultor, on pourra leur rendre honneur d’ici quelques jours.

Alors que l’on sort de la tente pour le concert de Sepultura, la nuit tombante nous amène un ciel noir et des éclairs, ainsi qu’un vent frais, souvent signe de gros orage…surtout après ces 3 jours de chaleur. Mais rien n’y fait, le ciel ne veut pas craquer, et le Set des Brésiliens se joue dans une chaleur encore moite et à moité étouffante. Soyons honnête, ce set ne servira que de préchauffe au concert exceptionnel que donnera le groupe avec les Tambours du Bronx dans 2 semaines, Rock In Rio style! Mais c’est une bonne façon de se remettre dans le bain…Même si notre expérience sera écourtée par une queue trop longue au stand de burgers, apparemment un des seuls points noirs du festival. Le temps pour nous de voir la quadruplette des champions que constitue la fin du set des Brésiliens : « Refuse/Resist », « Arise » (cet album!), « Ratamahatta » et bien sûr « Roots Bloody Roots » pour clôturer le set. On a pu voir que les musiciens étaient en forme, un Derrick au sommet de son art, de bonne augure!

C’est sur ce set que se termine notre festival, retour sur Lyon oblige. Pas d’inquiétude pour Alestorm puisque nous les verrons eux aussi dans 2 semaines! Merci infiniment au Sylak pour ce festival qui reste et restera certainement toujours a taille humaine, avec une ambiance familiale, peu d’attente sur le site, et une équipe toujours au petit soins malgré une chaleur étouffante! A l’année prochaine!

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