Non classé — 7 juillet 2017 at 11 h 00 min

[LIVE REPORT ] HELLFEST 2017 – 16.18/06 – Clisson (France )

by

Nous revoilà en terre Clissonnaise, terre de Métal pour 4 jours, lieu de pèlerinage international pour tous Métaleux ( et touristes ?) qui se respectent. Alors oui l’offre de festival Métal s’est beaucoup étoffée au fil des années, certains puristes préfèrent la fraicheurs des pays étrangers, les tarifs parfois plus attractifs de certains, mais il faut tout de même avouer que la machine Hellfest reste un des festivals les mieux rodés et l’un des plus pertinents.

Allez on  ne va pas y passer par 4 chemins, je vous embarque avec moi pour mon Hellfest 2017.

Tout commence le jeudi à l’arrivé. L’entrée a été reculée afin de permettre l’agrandissement de la Hell-Street et d’y installer un peu plus de stand. Arcades, chapelle éphémère, custom de voitures, viennent s’ajouter aux boutiques historiques du festival et une scène vient se planter au milieu de la place. On y verra d’ailleurs le retour des Pastor Of Muppets avec une section musicale du coin, pas mal du tout d’ailleurs. Il va faire très chaud ce week end, on récupère les pass douche et direction la tente qui a été plantée la veille car une partie du camping est restée ouverte pour permettre aux pressés de venir s’installer.

Comme d’habitude le Before se passe au Metalcorner et sa scène à une programmation une nouvelle fois éclectique. L’ouverture du bal se fera avec Tina Turner Fraiseur, un groupe de grind qu’y avait retourné le Mosh Fest de Montpellier. Des morceaux courts mais violents, du grind dans tout son art.  On pourra voir un petit bout de Bleed après avoir pris l’apéro. Et on patientera devant le très bon Metal hardcore de Born To Burn, groupe qu’on nous avait recommandé et par lequel nous n’avons pas été déçus.

C’est assurément Mantra et Gérard Baste qui vont remporter tous les suffrages. Mantra nous emmène loin dans les contrées profondes de Lianeka titre de leur dernier album sorti chez Finisterian Dead End. Le set passe à une vitesse folle. Ce que l’album promettait est confirmé sur scène : ça bute ! Gérard Baste …Le prince de la vigne. Un de mes collègues ne jure que par ça,  on dirait presque qu’il est venu uniquement au fest pour voir le premier groupe de rap jouer au Hellfest !! Ça passe bien, franchement ce n’est pas  ma came, mais là c’est pas mal, je reste une grande partie du concert et file tirer le rideau histoire d’être en forme avant le jour J.

Le vendredi commence pour moi par l’immersion au coin press, totalement repensé afin de permettre d’agrandir la partie inférieure des Mainstages et permettre de gagner l’équivalent d’un terrain de foot, afin que le public n’ait plus cette sensation d’étouffement et de surpopulation. Après avoir rencontré les membres de SubRosa, je file rejoindre le site pour mes premiers  lives et voir un peu les améliorations. Bon, pour les améliorations faudra revenir, les décos de l’ancien VIP se retrouvent sur le site et le terrain a effectivement été agrandit. Et ça match point de vue de la fluidité.  Le temps d’arriver et j’assiste au dernier morceau de Verdun. Pour moi c’est un peu juste pour juger mais la tente est archi-comble. Direction la Warzone pour retrouver les collègues et assister à The Decline ! Ça passe plutôt bien,  un punk plutôt frais, une bonne énergie sur scène, c’est pas mal du tout comme mise en bouche. Myrath enchaîne ensuite la Mainstage 2. On avait déjà vu le groupe en première partie de Dream Theater à Arles et on avait été scotché. Là, les gars enfoncent le clou en proposant un set avec un chouette décor avec des danseuses, ça colle totalement au look et à la musique du groupe. Le set se passe bien le son est pas mal, on ne s’endort pas, c’est gagné pour eux.  Booze And Glory nous avaient déjà ravi au Festival This Is England de Montpellier. De la bonne Oï qui vous donne juste envie de reprendre en chœur les refrains. Devant ça soulève la poussière avec un pit qui est déjà pas mal garni.

Après un court passage au camping qui nous fait louper le dernier concert en France de Textures avant leur séparation, nous nous retrouvons devant Animal As Leader. Le rock prog technique du trio est franchement bien ficelé. Malgré le manque de communication avec le public et le fait que ce ne soit que de l’instrumental, les Métaleux du Hellfest sont ravis et viennent prendre là, une grande leçon de guitare et batterie. Un set qui aurait mérité un peu plus de rythme, mais qui restera un des bons moments du fest.  Voilà le premier groupe que je ne voulais absolument pas rater : SubRosa. Et ça ne loupe pas je me suis pris une tartine monumentale. Ça ne faisait même pas une minute que le set avait commencé que j’étais déjà parti très loin. Cette alliance de violons, guitare, batterie très lourde, ça passait déjà super bien sur album alors en live c’est encore meilleur. Un set bien trop court qui aurait mérité une heure plus tardive et un poil plus de longueur. A revoir et vite.

Après avoir rencontré Mantra en interview je cours me poster pour Helmet. Le groupe légendaire fait fureur sur les routes et son chanteur vient également de proposer des dates en solo. Là, le set est plutôt bien ficelé et la setlist est des plus pertinentes. Ça envoie sec et  la Valley est chauffée à blanc. Il est très compliqué de se frayer un chemin pour y voir quelques chose. Tans pis, on profite de l’écran et on tend l’oreille. On va encore devoir bouger pour rencontrer l’agréable batteur d’Animal As Leader dont vous avez pu récemment lire l’interview, puis on va aller essayer de se frayer un chemin jusqu’à la Warzone pour assister au concert des Tagada Jones. La Setlist bouge très peu par rapport à leur tournée, je n’avais pas plus accroché que ça à Istres mais là il faut être réaliste, les mecs font le job et de très belle manière en plus. Ça bouge à fond, et Niko demande au pit d’être celui qui fera le plus de poussière de tous les festivals d’été. Ça fonctionne plutôt bien et ça permet à tout le monde de passer une très bonne heure. 

Pour la suite, mon cœur balançait entre Behemoth, Cryptopsy et Baroness… moralité j’ai fait un bout des 3. Behemoth lâche un gros set comme d’hab avec une mise en scène qui ne bouge quasi pas d’une année sur l’autre. Cryptopsy est gras … très gras. Je les revois au Sylak alors je file donc voir Baroness que j’ai loupé au Festival, This is not a love song  de Nîmes.

Baroness n’avait plus foulé les planche du Hellfest depuis 2008 et là les gars lâchent les fauves et proposent un set sévèrement burné. Ça débite de la bûche en format boite d’allumettes. Voilà encore un bon moment du fest que je vais devoir écourter afin de pouvoir espérer accéder à un bout de Warzone pour assister au concert des Ramoneurs de Menhirs. Lors de leur dernier passage au fest il avait été impossible pour un grand nombre d’entre nous, d’accéder à la Warzone, et c’est donc le même parcours du combattant. Le groupe est à fond et pour donner encore plus de pêche à leur musique ceux-ci sont accompagnés par le Bagade de Quimperlé. Ça envoie encore plus le bois qu’à l’accoutumé. Une heure de concert où on va avoir le droit à du traditionnel breton, à du chant revendicatif comme la « Bella Ciao » à une « Blanche Hermine » de toute beauté. Franchement c’est le bon concert de la journée.

En attendant Rancid on se délecte devant le concert de Depp Purple. Alors musicalement, c’est top franchement c’est génial. Mais vocalement …c’est un peu plus poussif. On assiste uniquement aux trois derniers titres et là je me dis que j’aurai vraiment du venir voir tout le concert. On voit aussi un bout d’Obituary et on se fait retourner comme d’habitude, même si là encore nous sommes obligés de profiter des écrans, du faite que l’accès à la scène Altar est complètement bouché. Je vais terminer ma journée avec Rancid. Franchement c’est un putain de show, les gars sont en très grande forme, l’ambiance festive est de rigueur et le public ne demande qu’à finir sur les genoux. Ça groove sévère, tout au long du set. Peu de répis dans une setlist truffée de tubes, repris en cœur par une grande partie des gens présent. Aucun doute les gars ne sont pas prêt à raccrocher les gants, on sent encore le punk rock couler dans leurs veines et les doper. Un très très bon moment cette édition.

Allez extinction des feux pour ce soir, demain il y a une très grosse journée qui nous attend, demain il va y avoir du sang dans le pit.

Il fait déjà très chaud samedi à 10h30 quand j’arrive sur le site. On rejoint la Altar pour assister à la destruction en règle des quelques téméraires qui se sont levés ce matin. Le site est bien vide par rapport à hier ça permet vraiment de gagner du temps pour aller d’une scène à l’autre. Ce qui nous permet de rejoindre facilement la Warzone pour assister à l’ouverture d’une journée placée sous le signe de la joie, du pit et de l’amour à coup de circle pit et wall of death ( et aussi un peu sous le signe de la bière ! Mais chutttt ! ) Verbal Razor avait promis de retourner la Warzone dès le début de la journée et ça n’a pas loupé. Un set à 100 à l’heure qui vous laisse pantois et vous déboite proprement. Une toute petite demi-heure qui passe à une vitesse folle.

Voir Primitive Man un matin à 11h40, c’est un peu comme si votre crane était compressé dans un étau dès le matin. La Valley est clairsemée mais le public présent est complètement absorbé par la lourdeur, la crasse dégagée par la musique de Primitive Man. On les avait vu à la Secret Place en format club,( à mon avis une configuration plus propice à ce genre de set) et on avait pris une claque, ben là c’est le deuxième service, c’est une véritable tuerie. ( de toute façon aujourd’hui je vous préviens c’est la journée des tueries.)

Go Insanity Alert et leur Thrash Crossover. Ça  réveil les moshers et les nuages de poussière commence à envahir la Warzone. La guerre est déclarée et le pit est en feu. Des morceaux qui s’enchaînent et qui font mouches à chaque fois. Pas la peine d’espérer reprendre son souffle c’est pas possible, si tu respires tu te retrouves avec un cailloux  à la place de la gorge. Un set vivant qui passe encore bien trop vite.

3ème passage au Hellfest pour les suisses de Monkey 3 et leur Stoner Psyché. Le combo envoie un live des plus efficaces, une once de chant au milieu d’effets sonores, mais aussi de guitares qui feront parfois penser aux Pink Floyd.  L’ambiance est au lâché prise, la musique et les projections sur l’écran en fond c’est plutôt bien fichu. Un set d’une grande maîtrise et d’une grande intensité. A revoir très vite en format club.

On n’a pas loin à aller pour le prochain live, sur les conseils de notre ancien chroniqueur, Grid, je file sous la Altar prendre une rouste en règle, par Nails. Ben ça mégote pas, les gars ne sont pas là pour vendre des cravates, c’est plutôt un truc dans le genre : l’art de détruire tout ce qui se trouve sur son passage. Une musique d’une efficacité redoutable, une bonne communication avec le public, un public d’ailleurs plutôt en forme et répondant bien aux sollicitations du frontman. Non franchement encore une grosse claque aujourd’hui. 

Après un passage par le camping et une petite rencontre avec les mecs de Monkey 3 dont vous allez pouvoir bientôt lire l’interview, nous allons voir D.R.I. Il n’y a pas à chier c’est vraiment pas mal sur scène, mais c’est quand même vachement mieux sur album. Et puis voilà l’apologie de la drogue quoi… Personnellement je m’en fou, mais j’entends mes voisins râler. Le set se déroule pénard sans toutefois me satisfaire totalement, je reste sur ma faim et espère pouvoir revoir mon avis lors d’un concert en club.

Après j’ai un trou, vais-je aller voir Trust ? Oui pourquoi pas mais en fait non ça m’ennuie profondément. Voir Chelsea Wolf … non plus, se rabattre sur Soilwork .. non pas encore. Alors quoi faire ? Aller boire une ou deux bières avec les potes et manger avant d’attaquer le marathon de la soirée. Et la soirée va être sportive avec un Comeback Kid qui retourne littéralement la Warzone. Le set est de toute beauté et il ne faudra pas plus d’une minute pour que j’aille bouffer de la poussière dans le pit. Y’a pas à dire les ricians emmènent leur public là où ils veulent, ça pit sévère et l’arme de destruction qu’est Comeback Kid , ne fait pas de quartier. Le final sur Wake The Dead est juste énorme et met tout le monde d’accord. Vivement leur prochain passage.

Ensuite. j’étais censé aller voir le Primus, mais en court de route j’ai eu le malheur de m’arrêter à Airbourne et comme d’habitude  je me suis laissé piéger. Le groupe est toujours rudement efficace et envoie une tripotée de tubes, qui voient l’intégralité du public bouger et reprendre en chœur les refrains. Évidemment on a le droit au fameux monté de structure du chanteur, le problème, c’est qu’un jour il sera un peu plus bourré que d’habitude et il satisfera le public scotché à son téléphone portable et qui soit plébiscite la chose, soit, attend avec impatience la chute fatidique.

La dernière demi-heure à laquelle j’assiste est très très bien, c’est décidément un groupe qui perdurera dans le temps …  un peu comme AC/DC. Après j’avais envie de jeter un œil à Apocalyptica. On peut enfin dire une chose : le Hellfest a eu son concert de Metallica. Apo revient sur ce qui a fait sa renommer, les reprises des Mets, mais sur ce coup ça pèche un peu, la mayonnaise ne monte pas pour moi, alors je prends le large et file me poster pour assister au concert des papas New Yorkais d’Agnostic Front. Que dire d’un set d’AF ? Seulement que la setlist est toujours la même. A chaque fois que je les vois il n’y a quasi aucun changement. Mais bon, ça reste d’une efficacité redoutable. Roger est particulièrement en forme, Stigma arpente la scène de long en large et le public est chauffé à blanc. Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, Agnostic détruit tout sur son passage et quitte la scène après une heure de bottage de culs, avec des sourires sur chaque visage qui m’entoure. Le job est fait, prochain service en Juillet au Festival See You In The Pit de Montpellier.

Le concert d’après est réellement la grosse tartine de l’année. LE concert à marquer d’une pierre blanche. Sur les conseils d’un collègue je cours donc à la Valley me prendre une grosse dose de stoner avec Slo Burn. Et quoi ? La tente est presque vide, quoi de mieux en définitive pour profiter à fond de ce concert qui lui aussi va passer à une vitesse folle. John Garcia retrace ici sa carrière et met aussi en valeur les très bons albums de Slo Burn. Ça groove, ça envoie de la bûche par dizaines de stères. On a quasi pas de répis et les riffs balancés sont tous plus incisifs les uns que les autres. Et cette voix qui ne vieillit pas, ça vous en rendrait plus d’un jaloux, moi je vous le dis. Bref, un pur moment de bonheur et de plaisir qui se termine trop vite et nous pousse à finir en beauté en nous dirigeant vers Suicidal Tendencies. Mike Muir est en très grande forme, tout comme ses acolytes sur scène. Évidemment la présence derrière les fûts de Dave Lombardo apporte une petite touche de brutalité dans l’exécution des morceaux et c’est pas pour nous déplaire. Comme à son habitude le maître de cérémonie est très loquace, ce qui à mon goût fait un peu trop retomber l’ambiance de folie. Certains morceaux sont considérablement rallongés, ce qui pour moi aurait pu être évité de manière à nous jouer quelques titres de plus. Mais le résultat final est là : ST reste un des boss de la scène et nous délivre là une belle conclusion à cette journée marathon. Retour au bercail pour l’apéro et après repos, demain faut être en forme.

Dimanche sera la journée la plus chaude et franchement, même moi qui habite dans le sud, je commence à ne plus supporter la chaleur. En plus, le festival est rationné en eau ( oui il n’y a pas que la bière dans la vie!) donc ça n’aide pas à bien s’hydrater, surtout que pour avoir de l’eau, il faudra souvent faire la queue.

Début des hostilités avec Harm Done. On nous avait dit que les nantais avaient les capacités de faire tomber les dents des moshers les unes après les autres, on nous avait pas menti. Le powerviolence du combo est radical, les  survivants du pit  (et de la nuit) s’en donnent à cœur joie et font une fois de plus, s’élever la poussière.  Le terme d’Afro Stoner employé pour qualifier la musique de Vôdûn m’a beaucoup intrigué, c’est ce qui me pousse à tenter de rentrer sous la Valley malgré une forte affluence ( les gens cherchent l’ombre ). Loin d’être conventionnel, le stoner  que distille le groupe apporte un réel renouveau au style. Le trio est efficace et engagé sur scène. Ambiances variées, riffs acérés, le groupe déroule son set et emmène avec lui la quasi-totalité de la Valley. Une belle prestation.

La Warzone a vraiment des airs de fourre-tout cette année! Après l’invasion Metalcore du jour sur les Mainstage voilà qu’on voit While She Sleeps qui débarque. Perso le Metalcore ça match ou alors ça passe pas du tout. Pourquoi ? A cause de ces chanteurs qui ne savent pas s’ils veulent gueuler ou chanter. Faites un choix les mecs bordel !! Toujours est-il que le set a l’air de ravir les gens des premiers rangs, moi perso je choisis l’option hydratation et fonce à la buvette. Après un petit tour au Merch et à l’Extrem Market, je file me repositionner pour Trap Them. Voilà un groupe qui tient ses promesses à chaque fois. Leur set vous tord en deux, vous passe à la moulinette et vous laisse en morceaux. Pas la peine d’essayer de vous en remettre car le groupe ne lève pas le pied et décide de finir le boulot en envoyant un beau final qui ravit l’ensemble des personnes autour de moi.

La grosse claque de la journée c’est Candiria qui nous la mettra. Voilà encore une grande leçon de musique. Le mélange , Hardcore, fusion développé par le groupe depuis plus de 25 ans (enfin avec une pause ) est des plus efficaces. C’est technique, groovy à souhait et explosif. Les musiciens n’économisent pas leur énergie et exploitent à 100% le temps de jeu impartit. 50 minutes de folies qui personnellement me fais revivre quelques bons moments de ma jeunesse. La setlist est magnifique et il m’aura fallu tant d’années pour les voir, que ça en fait un des grands moments de cette journée et du festival (comme quoi le bonheur n’est pas forcément sur les Mainstages).

Est-ce que Devil Driver est capable de battre son record du plus gros circle pit en festival qu’il a établi au Wacken ? Je ne sais pas, mais une chose est certaine, la bande à Dez est au top de sa forme et met tout le monde d’accord. Quand je vois le nuage de poussière qui s’élève du pit je me dis que les gens doivent prendre un pied monstre (et bouffer du cailloux). Un set on ne peut plus rôdé qui voit le groupe piétiner tout ce qui pourrait rester de valide dans la fosse. Le taf est fait magnifiquement bien et on se dit qu’il serait bien de les revoir vite. Justice Tripp emmène Trapped Under Ice d’une main de fer. La force de frappe du combo provoque un énorme chaos dans le pit. Le combo est chaud comme la braise et compte bien exploiter son temps de jeu pour distribuer quelques bourres pif et laisser des morts dans le pit. Le Hardcore burné du groupe est des plus efficace, chaque titre est comme un uppercut reçu en pleines dents. Radical ? Non redoutable !!! C’est le concert de Hardcore du jour. 

Le retour de Nostromo aux affaires depuis quelques mois, affole le paysage musical. Après une tournée en première partie de Gojira, les gars viennent refouler les planches du Hellfest après y avoir joué lors du Fury Fest. Et les gens sont tellement chauds de les revoir que c’est impossible, lorsque j’arrive, d’accéder aux abords de la Altar (on pourra s’interroger sur la possibilité de l’agrandir, mais je ne pense pas que cela soit possible). Le groupe ne va pas mégoter et envoyer le bois dès le départ. Les 5 titres auxquels j’assiste, voient les gens devenir complètement dingue. Ça reste toujours aussi efficace qu’à l’époque et puis les mecs ne font pas dans dentelle en envoyant quelques pépites sorties de leur vieux albums (en même temps il n’y en a pas de nouveaux).

Je pars à regrets me poser pour assister au concert évènement : PROPHET OF RAGE. Cypress / Public Enemey / Rage Against The Machine, sur la même scène. Monsieur Morello sur scène, quand même! Franchement ça va être un set de folie, où s’enchaîneront les tubes des Rage, un meddley Hip-Hop avec des titres de Public Enemy , de Cypress Hill et de House of Pain sur le lequel B Real fera asseoir puis jumper en même temps une très grande partie du public. Je ne vous fais pas la setlist mais c’est jouissif tout du long. Seul l’énorme nuage de poussière vient gâcher un peu la fête, mais l’ambiance est tellement à la fête, c’est tellement énorme comme moment, que l’heure et demi est vite terminée avec comme conclusion un «  Killing In The Name » qui remporte haut la main la palme du titre repris en chœur par tout l’ensemble des festivaliers.

Tout va paraitre fade après cela malgré la très très bonne prestation de Clutch. En même temps qui a déjà vu une mauvaise prestation de Clutch ? Leur Stoner aux relents funky voit le public en très grand nombre devenir fou et partir très loin. Un tel live aurait mérité une grande scène mais bon, on fait avec et on joue des coudes pour se faire, non pas une place au soleil, mais dans le pit. Un set rudement efficace qui est expédié en un temps qui paraitra une fois de plus très court. Une setlist au poil avec un enchaînement de tubes tous plus efficaces les uns que les autres.

Every Tile I Die ? Emperor ? Ou Linkin Park ? Aucun des trois pour moi car il est temps de faire ma fiotte et de partir finir le week-end au camping et de regretter amèrement de ne pas assister au concert d’adieu de Dillinger Escape Plant

Merci à toute l’organisation du Hellfest pour ce week-end d’overdose de son, de soleil, de bières, de poussières, de sourires, d’accolades, de circle pit, d’amour … merci et à bientôt! 

Galerie photos : https://www.facebook.com/pg/dailyrockfrance/photos/?tab=album&album_id=1673463146042640

Note de la rédaction
Votes du lecteur
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Laisser un commentaire