Interviews — 21 octobre 2019 at 8 h 05 min

[Interview Sylak] Insanity Alert – Kevyn (Chant) et Don (Batterie)

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Après un essai raté le 25 Juin au Raymond Bar a Clermont-Ferrand pour cause d’enregistreur défaillant, les furieux d’Insanity Alert ont eu la gentillesse de faire un deuxième essai d’interview avec votre serviteur, cette fois ci au Sylak Open Air! Entretien avec Kevyn (Chant) et Don (Batterie)

Don : Ca enregistre?

DRF : Oui ce coup-ci c’est bon!

Kevin : Très bien car si c’est pas bon ce coup ci on te tue! (Rires)

Don : On viendra chez toi, ou que tu habites et on te casseras la gueule! (Rires)

DRF : Alors comment ça va depuis la dernière fois qu’on s’est vu?

Kevin : Toujours pareil! On boit toujours beaucoup, le show de Clermont-Ferrand était très cool, puis on a joué dans des festivals
aussi très cool aux Pays Bas, et j’ai pris une photo avec King Diamond!

Don : On a aussi joué a l’Obscene Extreme en Republique Tchèque, c’était vraiment génial!

Kevin : Toujours pareil mais en mieux!

DRF : C’est la première fois que vous refaites une interview car le gars qui l’a fait est trop bête pour faire marcher son matos?

Don : Oui!

Kevin : Ah mais c’était toi la dernière fois? (Rires)

DRF : Du coup comment se passe la tournée? Il vous reste encore des dates?

Kevin : Il ne nous en reste que deux, on joue pas trop cette été, seulement en festival et les weeks-ends!

Don : Quand on s’est vus en Juin on était en tournée, 9 jours plus ou moins. Là il nous reste encore le Sauzipf Rock Festival en Autriche
et une autre date en Italie fin Août. Après on va essayer de jouer plus ou moins tout les weeks-ends cet Automne, idéalement 2 ou 3 shows
par semaine.

DRF : Où est-ce que vous trouvez cette énergie pour faire autant de concerts tout au long de l’année?

Les deux : L’alcool! (Rires)

Don : On mange très bien, on est bien reçus partout ou on va, la verdure est bonne aussi!

Kevin : Très bonne!

Don : Pas mal de sport et de Netflix aussi! Mais la plupart du temps on boit et on raconte de la merde a propos de tout
et n’importe quoi!

DRF : Cela fait trois fois que je vous vois en live en peu de temps, et à chaque fois le show est différent.
Comment vous vous organisez pour que ce soit le cas?

Kevin : Il n’y a pas d’organisation en fait, pas de plan. Ca ne dépends pas de nous ; ça dépends des gens présents dans le public. On fait la fête
avec eux, et si ils veulent un show hardcore ou un show dansant on est a l’écoute !

DRF : Vous adorez communiquer en français avec la foule quand vous jouez chez nous, et d’ailleurs vous faites de gros progrès!

Kevin : Merci, c’est grâce a Duo Lingo! (Rires)

DRF : Du coup vous essayez de vous adapter a chaque pays que vous visitez?

Kevin : Oui a tout les pays! On joue au Japon plus tard dans l’année et j’ai déjà fait toute une liste d’expressions à utiliser!
Iragana ,Domo Arigato, Yokoso, Ichini, Nippon Tomadachi (Désolé pour l’orthographe!). J’essaye vraiment dans toutes les langues. Mais le
Japonais est plus facile que le Tchèque par exemple!

DRF : Vous pouvez nous résumer un peu l’histoire du groupe, la formation, l’arrivée des membres actuels?

Kevin : Ouais! Alors on a 8 ans…(Rires) Non, on a débuté il y a 8 ans, on a eu beaucoup de bassistes, ils sont tous morts, et l’actuel va
bientôt y passer! On a enregistré 3 Albums et 2 Eps et…Oh le show d’hier était notre 250e! On a eu 3 labels différents, un bon
nombre de bookers et surtout on a beaucoup de potes, c’est la chose la plus importante!

Don : Et le dernier album s’appelle 666 Pack et est sorti sur le label Season Of Mist!

DRF : Kevin comment as tu atterri en Autriche, toi qui est Néerlandais a la base?

Kevin : (En Français) Pour l’amour!

DRF : Comment vous est venus l’idée d’utiliser tous ces accessoire et les fameux « panneaux indicatifs » sur scène?

Kevin : Ma vision des choses, c’est qu’il y a beaucoup de groupes qui se résument a 4 gars qui jouent du Metal, et je voulais m’assurer
que les gens se souviennent de nous.Et aussi parce qu’on a joué nos premiers concerts en Italie, et que les Italiens ne parlent pas très bien
Anglais, du coups j’ai fait pas mal de panneaux pour communiquer avec eux. Et au final on est passé d’une simple idée à un horrible montre mutant
et désormais je passe une heure avant chaque show a en fabriquer!

DRF : Et à les jeter dans la foule ensuite!

Kevin : Ouais, d’ailleurs ils ont super bien volé aujourd’hui ils sont partis super loin! (Rires)

DRF : J’ai vu certaines personnes croquer dedans…

Kevin : La ça devient moche, c’est une nouvelle mode! (Rires) Mais je supporte ça a 100%, les gens devraient manger du plastique, ils ont déjà
une tonne de micro plastiques dans leur organisme de toute façon. Venant des brosses a dents, des bouteilles de coca… Donc déconnez plus avec
les micro plastiques, mangez directement à la source (Rires)

DRF : Vous pouvez nous parler de votre expérience au Hellfest?

Kevin : J’étais très, très bourré!

Don : Moi aussi! Mais c’était surtout fou pour nous d’ouvrir cette Mainstage 2, vraiment fou. On était super nerveux…

Kevin : J’ai vomi deux fois!

Don : Mais au final c’était génial, il y avait tellement de monde! C’était notre deuxième fois au Hellfest et ça se passe toujours super bien.
Ils sont attentifs a tous les détails, tu rencontres énormément de gens sympas…

Kevin : C’était vraiment un grand honneur. On vient d’une petite ville, et jouer sur une si grande scène pour autant de gens, c’est vraiment
quelque chose de très important dans l’histoire du groupe. C’était fantastique. Pour n’importe quel groupe venant d’Europe ou d’ailleurs c’est génial de jouer sur une scène comme celle là. Les gens du Hellfest sont géniaux, ils nous ont vraiment aidés a nous faire connaitre en France et en Europe…
(En Français) C’est parfait!

DRF : Vous semblez vivre une véritable histoire d’amour avec la France…

Kevin : Et pourtant il y a 5 ans on aimait pas tellement la France! (Rires)

Don : c’est vrai il y a 5 ans on connaissait que dalle à la France, on aimait pas ce pays et maintenant 5 ans plus tard c’est le pays ou on tourne le plus. Les gens sont tellement sympas, ils viennent nombreux a nos concerts. On a joué dans presque tous les gros festivals dans le pays… On est vraiment contents a chaque fois qu’ont vient, les paysages sont fantastiques. J’utilise pas mon smartphone quand on voyage, j’ai juste à regarder par la fenêtre du van… J’aime tout ici.

DRF : Parlons du nouvel album. Il y a beaucoup de chansons, mais l’une d’entre elle semble plus sérieuse que les autres…

Don  : Laisse moi deviner de quelle chanson tu parles? Serait ce « The Body Of The Christ Is The Parasite »? (Rires)

DRF : Vous pouvez nous en dire plus à son sujet? Pourquoi apparait elle aussi tôt sur l’album? (Juste après l’intro)

Kevin : L’idée de base n’était pas du tout sérieuse. On était avec un ami Italien, qui a réalisé le clip de « Macaroni Maniac », on était
super bourrés et il a sorti cette phrase. Et il l’a tellement répétée qu’on s’est dis « Okay, on doit en faire une chanson ». Et les lyrics
me sont venus automatiquement. On a eu des critiques comme quoi il est facile de balancer sur la chrétienté. Mais quand tu vois ce qu’il se passe de nos jours, sans même parler d’adulte violant des enfants, quand tu vois ce que l’europe et la culture chrétienne ont fait au monde, je pense que ça reste un très bon sujet. Personnellement je ne suis pas contre la religion. Si les gens veulent croire en quelque chose, si cela les aide, tant mieux.
Mais si tu commences à dire aux gens en quoi croire, t’es un gros trou du cul. Et je pense que c’est ce que la chrétienté, que ce soit les
catholiques ou les protestants, essaye toujours de faire de nos jours. Ils construisent un monde à leur image. On est en 2019 et quand on voit
la pédophilie, la façon dont ils traitent les réfugiés, les gays et les lesbiennes… Ils ont créé un monde qui n’existe pas. Ou il n’y a pas de
place pour beaucoup de gens. Basiquement, la chanson parle de ça.

Don : Je pense que la plupart des religions ont cette manie de te dire quoi faire, mais on s’est centré ici sur la religion chrétienne
car c’est dans le carcan de cette religion qu’on a grandi.

Kevin : D’ici c’est facile de dire qu’on aime pas les musulmans ou les juifs. Mais c’est à cause d’une société qui est extrémement
agressive et c’est pour cela que le monde part tellement en vrille. L’Europe de l’Ouest et l’Amérique violent littéralement le monde depuis des
siècles et maintenant qu’il faut en payer le prix personne ne veut passer à la caisse. Et on reste les gens les plus aisés dans le monde…

Don : Pour revenir à la chanson, c’est aussi la première qu’on a vraiment écrit tous ensemble, au niveau de la musique en tout les cas.
Les lyrics sont venus plus tard.

DRF : Vous pensez écrire à nouveau sur des sujets sérieux dans les futurs albums?

Kevin : J’en ai aucune idée! Si quelque chose me vient, que j’ai une raison de l’écrire, alors on le fera. Mais on ne prévoit rien
à ce niveau là. J’ai déjà écrit quelques idées, je vais te montrer. Rien qu’aujourd’hui j’ai eu une idée de T-shirt avec Cartman de South Park en zombie qui dit « Seriously Fuck You Guys » et une idée de chanson qui s’appellerait « The Hangover Of Death ». Donc rien de très sérieux! Ca a été écrit a 13h21…

DRF : Donc 9 minutes avant que vous montiez sur scène!

Kevin : Ouais, j’étais assis sur les chiottes d’ailleurs (Rires)

DRF : Pourquoi avoir choisi de faire des covers de « Boys Boys Boys » et « Saturday Night Fever » sur cet album?

Kevin : Boys Boys Boys sonnait juste bien en remplaçant les mots par Mosh Mosh Mosh et Saturday Night Fever nous a été inspiré par lz groupe
Rectal Smegma qui sont des amis de mon pays d’origine, les Pays Bas, et j’ai trouvé ça super fun. Mais eux n’aime pas cette chanson , ce
sont des connards d’attardés (Rires)

DRF : Je peux mettre ça dans l’interview? (Rires)

Kevin : Pas de problème, passe leur le bonjour! (Rires)

DRF : A propos du concert a Clermont-Ferrand, c’était en début de semaine, il faisait très chaud et il n’y avait que quelques dizaines de personnes. Après avoir joué devant des milliers de personnes au Hellfest deux ou trois jours avant, vous étiez dans quel état d’esprit?

Kevin : Je pense que pour nous, c’est plus le genre de situation qu’on connait, plutôt que de jouer devant des milliers de personnes.
On ne s’attendait pas à jouer devant même des centaines de personnes.

Don : De plus, c’était vraiment un show booké a la dernière minute. On a joué avec le groupe des gars de l’orga (No More Waiting)
3 semaines avant, dans notre ville en Autriche.

Kevin : Ce sont vraiment des supers gars, je leur ai demandé si ils pouvaient nous booker, ils n’étaient pas obligés mais ils nous ont fait
jouer, ils nous ont super bien reçu, logés, nourris, abreuvés, ils nous ont payé, c’était vraiment parfait. Sauf pour la chaleur! (Rires)

DRF : Kevin, tu joues avec Insanity Alert, mais aussi avec ton ancien groupe The Apers, ton nouveau groupe Sweatpants Party, ainsi que des shows solo en acoustique de temps en temps. Tu es accro a la scène?

Kevin : Je ne sais pas… Après je dois avouer qu’avec les autres groupes on ne joue pas tant que ça. Cette année a fait un seul show avec The Apers,
trois avec Sweatpants Party et je ferais mon second concert solo dans 10 jours, d’ailleurs il faut que je m’entraîne! Mais j’adore jouer!
J’adore aller voir des concerts en tant que spectateur aussi, mais j’adore la scène, spécialement si c’est pas loin de chez moi.

DRF : Quel est le dernier album qui vous a mis une claque?

Kevin : C’est pas tout neuf mais je dirais « Lady In Satin » de Billie Holiday! C’est du jazz très sombre…Même pas du jazz en fait…on dirait
du vieux Edith Piaf.

Don : Je dirais le dernier Ghost, mais il y a aussi le dernier Tribulation, et le groupe dernier Ghost, le groupe d’Electro ce coup ci!

DRF : Et l’album dont vous ne vous lasserez jamais?

Don : « Ride The Lightning » de Metallica!

Kevin : « Road To Ruin » des Ramones!

DRF : Bière ou vin?

Les deux : Bière!

DRF : Picon Ou Suze?

Les deux : Picon!

DRF : Thrash ou Punk?

Don : Crossover! (Rires)

Kevin : La vache c’est dur de choisir… je vais devoir répondre Punk je crois!

DRF : Et le mot de la fin?

Kevin : (En Français) Dans ton cul!

Don : Déconne pas avec l’enregistrement cette fois! (Rires)

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