Interviews — 8 avril 2019 at 11 h 42 min

[INTERVIEW] SICK OF IT ALL – Lou Koller (chant)

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Le Persistence Tour a commencé il y a de cela quelques jours, comment cela se passe?

Pour l’instant tout se passe très bien. On est à mi-chemin de notre tournée et jusqu’ici tous nos concerts se sont super bien passés. Quasi toutes nos dates sont sold-out c’est très cool. Et on prend beaucoup de plaisir sur cette tournée.

Mais en fait, vous avez quasiment un show tous les soirs donc pas de repos ?

Exact, c’est un peu le soucis, on fait 12 ou 13 concerts à la suite sans jours de repos et ça te prend toute ton énergie, et ton physique. Tu vois, tous les chanteurs de groupe avec qui j’ai parlé me disent la même chose ‘mec ma voix est tellement fatiguée j’ai besoin juste d’un jour sans chanter’, mais il y a assez de temps entre deux concerts car il y a tellement de groupes sur cette tournée que je peux je rester tranquille et ne parler à personne, comme ça ma voix peut se reposer un peu.

Ça fait quoi d’être Headliner sur la tournée ?

C’est fun et surtout très prestigieux mais le public est assez endormi au moment où on monte sur scène. Après avoir vu tous les autres groupes, s’ils ne sont pas excités de vous voir, ça te demande un peu plus de motivation et d’en envoyer un peu plus chaque soir pour les remettre sur pieds. Lorsque j’allais voir des festivals, j’appréciais tous les concerts mais je gardais toute mon énergie pour la tête d’affiche et là je me demande où sont ces gens ? Il faut que j’envoie du lourd pour réveiller le public chaque soir.

Koller est un nom très répandu en Suisse . Vous avez du sang Suisse qui coule en vous ?

Non, pas de Suisse. Apparemment mon nom viendrait d’Hongrie. Il y a peut-être des origines suisses mais je ne le sais pas,

Votre dernier album s’appel « Wake The Sleeping Dragon ». Pour moi le dragon Sick Of It All n’a jamais été endormi, alors pourquoi vouloir le réveiller ?

C’est plus pour faire référence de se qu’il se passe aux U.S. Les gens sont très plaintifs, ils n’aiment pas quelque chose mais ne savent pas quoi faire, ni comment pour résoudre leurs problèmes. Alors que lorsqu’on était jeune on agissait. Alors on essaie de réveiller les esprits afin que les gens ne laissent pas les choses aller mais qu’ils comprennent que faire entendre ta voix peut faire la différence. On essaie d’éveiller les gens dans ce sens. On n’est pas en train de dire qu’il faut manifester 24h/24 7/7 tu peux aussi aller t’amuser.

 Ce dernier album de SOIA a été composé de manière individuelle puis retravaillé ensuite. Est-ce que vous pensez que la méthode est été meilleure ou cela n’est dû qu’a de simples circonstances ?

C’est les circonstances de la vie qui nous demande ça. Nous n’habitons plus dans la même ville. Avant nous vivions tous à New York. Mon frère Pete vit en Floride, je vis dans le New Jersey, Craig vit dans le Queens,…on est un peu tous éparpillés, donc on travaille tous séparément puis on regroupe tout ensuite. C’est la vie !

En quoi cet album est meilleur que le précédent ?

C’est difficile à dire car j’aime beaucoup le dernier album et j’en suis très fier. Pour celui-ci, nous nous sommes donné moins de temps pour le faire et pourtant il a l’air de mieux fonctionner. Je ne sais pas pourquoi mais on dirait qu’il a mieux capté les énergies que l’album précédent. On a aussi travaillé les voix dans des styles différents. Le producteur et moi-même, nous nous sommes installés dans le studio deux semaines avant l’enregistrement, on a repassé toutes les chansons puis on essayé différents styles vocaux.

Justement, vous collaborez depuis longtemps avec Jerry Farley.

Oui, il a été notre ingénieur principal pendant plusieurs années. Notre producteur danois, qui fait le mix et le master de nos albums, nous a suggéré de travailler avec lui et cela s’est super bien passé.

 Les paroles de votre album sont plus légères que d’habitude. Vous deviendriez sérieux ?

Oui, les gens disent qu’on a un bon sens de l’humour. C’est venu naturellement dans certaines de nos paroles. On s’en tape un peu plus des choses maintenant, on est arrivé tellement loin dans notre carrière que rien ne peut vraiment nous blesser.

 On voit souvent des groupes monter des tournées anniversaire pour certains albums. Est-ce quelque chose que vous avez déjà envisagé ?

Je pense que comme nous sommes constamment en train d’écrire de nouvelles choses, on n’est pas vraiment intéressé par ce concept. On avait fait un festival au Texas où ils nous avaient supplié de jouer une chanson de notre premier album et notre quatrième album qui avaient la même date d’anniversaire. Cela ne nous tentait pas vraiment mais on l’a quand même fait. C’était cool, mais on avait de nouvelles choses que l’on voulait jouer, des morceaux que l’on continue de créer. On n’a pas arrêté de jouer nos anciens morceaux, on joue toujours certains de nos vieux titres dans nos concerts, mais on n’est pas vraiment intéressé par rejouer un album pour une tournée anniversaire.

Je regardais une vieille interview de toi où tu disais «  l’une de mes chansons préférées qu’on a jamais joué en live s’appelle ‘Alone’ », as-tu pu l’ajouter à ta setlist depuis ?

Il y a deux ou trois ans, on a joué pour le 30ème anniversaire du groupe à New York. C’était en juillet et on a fait un seul gros concert et vers la fin de l’année on en a fait trois dans des plus petits clubs, l’un à Brooklyn, l’autre dans le Queens, et le dernier à Manhattan. Et seulement dans un seul de ces concerts j’ai pu la jouer. Pour cette tournée, on voulait la mettre sur notre setlist mais le batteur n’a pas voulu (rires). J’ai dû le supplier pour pouvoir la jouer une fois. « 

J’aimerais t’entendre à propos d’une ancienne chanson, ‘DNC’. Quand on voit le nombre de tueries ou d’accidents par arme à feux aux Etats-Unis, il est difficile de comprendre comment justifier cette liberté d’avoir des armes à la maison.?

C’est toute la beauté de Sick Of It All. On est quatre gars avec parfois quatre opinions différentes. Je suis pour plus de contrôle sur les armes à feu, mais pas notre bassiste. Lui, il possède des armes et cette chanson c’est sa vision de la question. Il considère que le gouvernement n’a pas à t’enlever tes armes parce que tu pourrais en avoir besoin. Ce qui est fou car qu’est-ce que tu vas faire avec ton fusil contre un tank ? Enfin, voilà c’est son avis et au final, c’est aussi une chanson pas seulement sur le contrôle des armes, mais plus généralement sur le gouvernement qui te supprime des droits.

 Il y a une question à laquelle tu en as marre de répondre ?

Non mais je vais bloquer sur certaines comme ‘racontez-nous l’histoire du groupe ?’ – Tout le monde issu de la scène hardcore de New York connait notre histoire. Tu peux trouver l’information partout.

 Quelle question aimerais-tu qu’on te pose ?

Pourquoi est-ce que je continue à jouer encore aujourd’hui? Parce que j’y prends encore beaucoup de plaisir.

Est-ce qu’il y a un mot que vous souhaiteriez dire à nos lecteurs suisses?

On est pas venu en Suisse depuis, les années 90, je pense en 1992 lors de notre première tournée européenne, puis on est revenu en 1993, et c’était à chaque fois de bons moments. Et j’apprécie de revenir et de voir le public nous soutenir et prendre plaisir à nous écouter.

Merci à Alex pour l’interview et les photos , a nadeje pour la traduction et à Valérie (jmp consultiing)

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