Interviews, Made In France — 8 décembre 2017 at 9 h 11 min

[INTERVIEW CONQUERANT METAL FEST] CRUSHER – Crass (chant)

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L’affiche d’aujourd’hui n’a-t-elle pas comme un petit goût du Brutal Tour (Loudblast, Massacra, Crusher, No Return en 1995) ?

Totalement… Il manque Massacra et No Return mais il y a du « bons anciens ». Ça fait super plaisir.

Que peux-t-on attendre de la prestation de Crusher ce soir ?

Ça va être un concert « classique », sauvage et brut. On va aller droit au but, ne pas se faire chier, il n’y aura pas de cinoche. Pas de performances. Rendez-vous au tas de sable et en avant, à l’ancienne. On va envoyer le pâté.

Quelques nouveautés ?

On va jouer quatre morceaux du nouvel album.

Cool, 4 dont les 2 du split avec Mercyless ?

Non, quatre en plus de ces 2 là

Niveau line-up, on peut dire qu’il est stable maintenant ?

Oui oui, toujours le batteur et le bassiste des Nazmen. Et Eric qui joue dans Absurdity et aussi dans GHB maintenant, un groupe de hip hop metal qui est plutôt sympa. Plutôt occupé le garçon. C’est pour cela qu’on a du mal à se voir souvent. Ça fait un petit moment qu’on ne s’était pas vu. On se voit peu mais c’est efficace. Le bassiste et le batteur ont l’habitude de jouer ensemble depuis des années. C’est une machine de guerre. Et Eric est le mercenaire alsacien. C’est le Alex d’Agressor de chez nous.

Tu lui dis ça et ça joue de suite, ça file.

Tu me disais que vous alliez jouer quatre morceaux du nouvel album, il est prévu pour quand ce nouvel opus ?

Si tout va bien, ça devrait être bon pour mars ou avril 2018. Je ne donne plus de date précise car, souvent, c’est repoussé. Mais on ne se prend pas la tête. On va le faire. On est impatient de le finir. Il y a  déjà deux titres d’enregistrés. On va s’y remettre maintenant car la grosse saison d’été est passée. On va pouvoir se voir un peu plus. Donc si tout va bien, l’année prochaine, on devrait sortir ce putain de nouvel album.

Il sera enregistré au Psyrus Studio? 

Ouais… J’adore cet endroit. J’enregistre régulièrement avec d’autres groupes là-bas. Damien est un bon pote à moi et l’ambiance du studio est top. Il est en train de construire un nouveau studio qui va être démentiel. J’adore bosser avec lui. Il comprend bien nos attentes, ce que l’on veut. Il donne des idées et s’investit. Il est hyper sérieux. Que demander de plus ?

Qu’est ce qu’on peut attendre comme son pour ce nouvel album ?

Ça va être sauvage à mort. Comme d’habitude. Brutal à donf.

Pas d’expérimentations ou autre ?

Non, pas d’expérimentations. Tout droit. Ça va rentrer dedans. Tout à fond. Et puis, vu mes compères, c’est une équipe avec laquelle on ne va pas faire de Jazz.

Alors, tes projets futurs, à part la sortie du nouveau Crusher ?

Il y a l’album de Boost qui se prépare. Quelques changements de line up, mais on a déjà enregistré la moitié de l’album. Le projet est bien avancé. Il sortira sûrement avant le Crusher.  Il y a aussi le deuxième album de Kohz Dall qui sort, là. Il va faire mal. C’est un double album. J’ai deux titres dessus. Nous sommes vingt-quatre, je crois, et c’est mortel. Un super beau projet.

Question plus générale, quel est ton ressenti sur la scène de maintenant ?

C’est dur. Je plains les jeunes groupes de maintenant. C’est vraiment difficile. Autant le net a apporté beaucoup., autant ça a totalement flingué l’esprit d’échange etc…

Je trouve que la mentalité des gens a changé dans le sens où c’est très très individualiste. Plus on communique et moins on s’entend.

Il y a de plus en plus de groupes, mais de moins en moins de structures. Les concerts ne payent plus.

Un petit mot pour la fin ?

Merci. Et puis merci à toi. J’hallucine tout le temps d’être en 2017 et d’arriver dans des villes où il y a encore des mecs qui connaissent et écoutent Crusher. La nouvelle génération ne connaît pas mais j’espère qu‘ils vont nous découvrir. Ça fait super plaisir de voir des mecs, de temps en temps, avec des t-shirts de l’époque ou de recevoir des messages de sympathie sur Facebook. Au Hellfest, j’ai croisé des mecs avec des t-shirts Crusher. C’est hyper touchant. Quand on a commencé, en 1987, on n’aurait jamais imaginé que 30 ans après, on arrive encore à faire des concerts et qu’on nous invite encore dans des festivals alors qu’on n’a rien sorti depuis 1995.

« Undermine » a marqué les esprits…

Cet album, j’en suis très fier. Le premier, « Corporal Punishment », je n’arrive plus à l’écouter. Mais « Undermine », je n’ai aucun regret. On a fait le max et Colin Richardson y est pour beaucoup. Je pense que c’est grâce a lui que nous sommes devenu professionnels. On a plus appris en un mois avec lui qu’en 20 ans. Ce mec là nous fait évoluer d’une force… Il nous a vraiment aidé à sortir ce que l’on voulait. « Corporal Punishement » aurait dû être plus brutal mais le producteur nous avait verrouillé. Alors que pour « Undermine », c’était l’inverse. Colin Richardson nous avait poussé à râler. « Vous voulez y aller? On va y aller… ». C’était vraiment chouette. Ça me fait délirer, encore maintenant, de signer ce skeud.

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