Concerts — 19 juillet 2017 at 11 h 03 min

Festival Décibulles 15/07/17 Neuve l’Eglise

by

 

 

Niché sur les hauteurs, au fond de la vallée de Villé dans le bas Rhin, le festival Décibulles fête ses 24 ans d’existence. Ce festival, il faut le mériter, déjà à cause de cette lente ascension vers le site, sous un soleil de plomb.

Mais en ce samedi 15 juillet, 8000 courageux ont fait le déplacement et la montée pour une assister à la journée plutôt rock de ces 3 jours de festival. Et l’affiche y est plutôt alléchante ce qui explique qu’elle affiche complet.

Kamarad, ce sont les vainqueurs du tremplin Décibulles 2017, qui ont l’honneur de débuter cette journée à 17H30 avec un devant de scène un peu dégarni, et oui il faut bien que le camping émerge de la nuit festive de la veille. Mais leur Garage post punk et plutôt efficace et ramène assez rapidement du monde. Un peu timide sur scène en début de set le groupe se lâche petit à petit pour enfin prendre sa vitesse de croisière. Si la musique est plutôt carrée, la présence scénique reste encore à travailler. On sent encore un peu de fébrilité, mais en multipliant les expériences scéniques comme ils sont en train de le faire le groupe prendra rapidement de la maturité.

Pendant le changement de plateau, somme toute assez rapide, les spectacles de rues prennent le relais au beau milieu du site. Mais c’est enfin le tour au rocker Hanni El Katib de monter sur scène. A mon avis le groupe méritait de passer un peu plus tard dans la soirée, car son blues rock couillu a le mérite d’être entendu par une foule plus dense. Sa carrière musicale étant plutôt récente (2010), le californien de 36 ans vient de sortir en Mars son 4 éme album « Savage Times », et partage pendant une heure de temps des titres de son nouvel opus comme des plus anciens. Le public un tantinet timide se lâche petit à petit sur les riffs de ce guitariste chanteur.

Le temps de faire un peu de ménage sur scène, et ce sont les rockeurs alsaciens qui ont le vent en poupe qui monte sur scène sur la bande son de « Pulpe fiction ». Tout vêtu de noir, le groupe s’est forgé une identité, une prestance scénique très noire et très « froide ». En effet Last Train a pris de l’assurance depuis l’année dernière lorsque je les avais vu aux Eurockéennes de Belfort. Le groupe est heureux de revenir jouer sur ses terres et le fais savoir. Le set est plutôt percutant, le tempo est tantôt lent tantôt rapide mais déchaine le public maintenant nombreux, venu les accueillir. Une très agréable surprise de les revoir cette année.

Malheureusement cette liesse, et cette énergie retombe avec l’arrivée d’Asaf Avidan. La magnifique voix et les superbes compos de ce dernier détonnent au milieu de la globalité de la journée. A mon humble avis, il faudrait voir cet artiste dans un environnement plus sobre, plus intimiste afin de percevoir et de mesurer plus amplement la valeur de sa musique. Cela n’altère en rien la magie que cet artiste peut dégager grâce à sa voix si haut perchée.

23H20 voilà le moment tant attendu. 3éme fois que je vois ce groupe italien d’électro rock, qui me scotche littéralement à chaque fois. Les Bloody Beetroots Live déboule sur scène, avec un son énorme, voir légèrement trop fort, courant sur toute la longueur de la scène, et sautant tel un diable de sa boite au quatre coin de la scène. L’adjectif qui me vient à l’esprit est « percutant ». Un vrai poing dans la figure, tant visuellement avec les strombos et autres flashs puissants que musicalement. Pour ceux qui s’attendaient à un électro plutôt festif, ils ont vite compris que les BB ne jouent pas dans la même court. Ca y est la foule se réveille au rythme du groupe et c’est la grande fête, le public, hurle, danse, saute pendant ce show trop court à mon goût mais si intense. Si vous n’avez jamais vu ce groupe, n’hésitez pas s’ils passent par chez vous et surtout pas besoin de boisson énergisant pour vous donner du peps, le groupe s’en charge.

C’est sur cette folle ambiance, et ce déferlement d’adrénaline que je refais mon paquetage et redescends cette fameuse pente dans la fraicheur de la nuit alsacienne (12 degrés), les oreilles encore endolories par le gros son, et la tête pleine de souvenirs de cette édition des Décibulles. RDV l’année prochaine pour les 25 ans du festival, et l’on vous tiendra rapidement au courant des dates et de la programmation.

Les photos sont ici : https://www.facebook.com/dailyrockfrance/photos/a.1688079054581049.1073742026.296465953742373/1688080477914240/?type=3&theater

 

Note de la rédaction
Votes du lecteur
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Laisser un commentaire