Chroniques, Made In France — 29 février 2016 at 8 h 44 min

DUCKHUNTERS – Extinction Road

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Il suffit de pas grand chose pour me donner envie de chroniquer un disque : vous citez deux ou trois groupes qui me plaisent, et vous balancez par dessus un visuel de la mort qui tue. Facile !

Fondés en 2013 et déjà forts d’un EP autoproduit, les Brestois reviennent avec un album complet nommé Extinction Road, financé grâce au crowdfunding. Les influences sont à chercher du côté de « Orange Goblin, Kyuss, Kylesa, Goatsnake, Baroness ou encore Pentagram ». Ça c’est pour les références, et ça me plaît beaucoup.

Quant au visuel, vous le voyez en tête de cet article, et je le trouve à tomber par terre. Bon, je vous avoue que je me suis dit qu’il aurait pu être une pochette d’un disque de YOB, et j’ai ensuite re-jeté un coup d’œil au cover de Clearing The Path To Ascend, et j’en ai conclu qu’on pouvait clairement rajouter ça aux influences…

Maintenant qu’on a posé le décor, on en vient au plus important : la musique ! Je ne vais pas me lancer dans un track by track, mais juste vous confirmer que les influences revendiquées se retrouvent bien sur ce disque. On a ici un stoner-doom avec un gros son de guitare bien fuzzy à souhait (je pense qu’un groupe comme Goatsnake est effectivement une source d’inspiration assez nette sur ce point) et des riffs assez punchy qui me rappellent par moment le Kylesa première période. Niveau vocal, on pourrait effectivement se rapprocher d’un Orange Goblin, en un peu moins puissant, mais tout de même très efficace. La seule chose que je trouverais à redire niveau son, c’est cette batterie assez en retrait, presque étouffée. Sinon, la production est très bonne, et la performance est à saluer car on écoute ici une autoprod ! 

Niveau songwritting, on retrouve ici tout les ingrédients du stoner-doom avec des riffs straight to your face (Killer Croc, en ouverture, est clairement une bûche de compet), des mid-tempo assez pesants comme The Road, ou bien encore des intro acoustiques planantes (sur Last Broadcast ou sur l’interlude Exile). Les amateurs du genre navigueront en terrain connu.

Alors qu’en penser ? Très honnêtement, ce disque m’a un peu frustré. Je l’ai écouté, ré-écouté, j’ai entendu des morceaux qui m’ont diablement convaincu et qui me sont restés dans la tête, et d’autres beaucoup plus anodins… La relative inégalité de l’album le pénalise lourdement : à l’heure où les mastodontes du genre tournent pas mal et où cette scène fourmille de groupes locaux qui sortent des bons disques, Duckhunters reste finalement dans la moyenne, et c’est dommage car ces Bretons ont moyen de faire mieux, c’est certain. Je garderai donc un œil sur l’évolution de ce combo, et essaierai de les voir sur scène, mais en ce qui concerne cet Extinction Road, je le recommanderais en priorité aux connaisseurs du genre, ce qui, somme toute, n’est pas déjà pas si mal.

https://duckhuntersfdp.wordpress.com/

https://duckhunters.bandcamp.com/

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