Chroniques — 15 mars 2019 at 11 h 29 min

DREAM THEATER – Distance Over Time

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Chroniquer Dream Theater, c’est un peu comme se retrouver au milieu d’une bataille rangée , sans avoir envie de se placer dans un camps. Aussi haït qu’idolâtré depuis la sortie de l’incontournable trilogie « Image And Word », « Awake », « Metropolis part 2 », le groupe à perdu en créativité pendant plusieurs années. En fait, depuis la sortie de Metropolis part 2 , Dream Theater a eu tendance à complexifier sa musique, comme s’il cherchait le solo le plus injouable, quand il ne se mettait pas en tête de concurrencer la violence sombre du trash, dans ses disques les plus violents.

De cette manière, il niait le fondement même de sa musique, en tentant de faire oublier que, dans le metal progressif, le progressisme devait primer sur la violence. Dream Theater, comme Riverside et ses autres confrères, est le fruit d’une musique qui n’a eu de cesse de défricher de nouveaux horizons et, après le jazz, la musique classique et l’electro, il était logique qu’elle conquière les terres du heavy metal. Voilà pourquoi, depuis pendant plusieurs années, Dream Theater a perdu les clefs de sa splendeur fantasmagorique.

Et puis, alors qu’on attendait plus grand-chose de leurs démonstrations prétentieuses, les musiciens du « théâtre des rêves » ce sont de nouveau appliqués à rester sobres dans la forme, tout en délivrant des mélodies d’une inventivité rafraîchissante. Il leur fallait un concept pour se ressourcer, et l’histoire de cette ville futuriste privée de musique a permis à « The Astonishing » de devenir un de leur plus grand disque. Trame mélodique rêveuse, chanteur ayant quitté ses automatismes de vieux routard , et concept fouillé , « The Astonishing » avait tout d’un grand disque progressif.

Du coup, j’imagine qu’une partie des lecteurs attendront de moi que j’affirme que ce fut un dernier éclat avant l’extinction complète, alors que les autres s’attendent au tonnerre de louanges que le groupe à déjà récolté de la part de certains magazines. Et bien aucun de ces constats ne s’imposent ici, et « Distance Over Time » n’est pas non plus un disque de transition.

En fait, le cheminement menant à ce disque à sans doute commencé en 2017, quand le groupe a entamé une tournée rendant hommage à l’album « Image And Words », période qu’il semble vouloir ressusciter ici. On pense aussi à « Awake » lors des mélodies plus sombres , mais il est impressionnant de constater que le groupe ouvre parfois ses portes célébrées sans tomber dans la redite. Chaque titre à son moment de grâce, où la guitare retrouve un feeling atmosphérique éblouissant, laissant James Labrie reprendre son rôle de héros tolkenien. On regrettera juste que ces passages ne bénéficient pas toujours de transitions très adroites, comme ce « Room 137 » , qui démarre sur un riff lourdaud avant que le clavier trop démonstratif ne mouline dans le vide, laissant un Labrie perdu au milieu de cette débandade.

Le groupe est pourtant tellement plus intéressant quand il oublie ses prouesses techniques. Et c’est sans surprise les titres les plus mélodiques et tranquilles qui brillent le plus, à l’image d’un « Barstool Warrior » digne des grandes heures d’ »Awake ».

Si l’on considère le nombre de ces trouvailles mélodiques, « Distance Over Time » reste un bon album dans l’ensemble. Comme tous, la plupart des disques du groupe, il confortera tout le monde dans son opinion, mais reste digne d’un groupe qui n’a, de toute façon , plus rien à prouver.

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