Chroniques — 3 mars 2017 at 6 h 15 min

DANKO JONES – Wild Cat

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Autant planter le décor dès le départ. Danko Jones, c’est dix ans d’amour, et des disques qui chez moi n’ont jamais pris la poussière. Une admiration pour le chanteur/guitariste si importante qu’elle exprime peut-être une forme d’homosexualité latente … j’ai vraiment écrit ça ? Alors pour ceux et celles qui espéraient une chronique parfaitement objective, cela risque d’être compliqué. Mais cela ne coûte rien d’essayer n’est ce pas ?
Avec Wild Cat, les canadiens poursuivent leur route, toujours aussi rock & roll, dans une continuité qui se bonifie d’album en album. Le point fort de la formation est cette facilité à composer des titres très souvent entêtants dans une ambiance à la cool. La recette est simple, bigrement efficace, et prouvée encore une fois avec l’excellent Fire Music sorti en 2015. Analyser leur musique indélébile et intemporelle est toujours délicat même si leur discographie atteste d’une constance que beaucoup ne sont pas capable d’honorer. 
Tout ce qui fait leur force est une intégrité en béton quant à leur identité résolument rock. Même si certaines compositions parviennent à sortir du lot, à l’image de You Are My Woman qui sonne comme un hommage à Thin Lizzy et au très regretté Phil Lynott, mieux vaut se concentrer sur le respect du cahier des charges. Danko Jones se fait le chantre de la cohérence et ce Wild Cat n’a qu’un seul but : se faire l’avatar indispensable de vos soirées entre potes.
Il y a finalement assez peu de nouveautés dans ce nouvel opus, mais les oreilles s’accommodent parfaitement du résultat. On se rend vite compte d’ailleurs, que le trio en nous offrant des compositions millimétrées, que l’on reprend instinctivement en chœur sans se poser de questions, est définitivement une valeur sûre. L’ensemble est décoiffant, sans baisse de régime et leur aptitude à trouver systématiquement le refrain qui fait mouche est remarquable.
La production quant à elle, plus chromée que graisseuse, sied à merveille au propos du groupe. La basse, assurée par le fidèle John Calabrese, n’a jamais été aussi audible, Rich Knox à la batterie est tout simplement excellent à son poste et Danko Jones est égal à lui même. Tous les ingrédients sont donc réunis pour envoyer valser les problèmes et les contraintes de la vie quotidienne. De ce point de vue, Danko Jones est intarissable en bons conseils.
Et pour se donner un avis définitif, je vous invite à aller les voir sur scène le 30 mars prochain à la Maroquinerie à Paris (avec Audrey Horne en première partie).
 
www.dankojones.com
www.afm-records.de  
Note de la rédaction
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