Chroniques — 10 juillet 2018 at 11 h 00 min

CATALINA SHORTWAVE – Real To Real

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Inventé lors des années 80 , le CD à largement contribué à l’échec de certains albums. Les Guns’N’Roses furent , sans doutes, un des exemples les plus éloquent de ce problème. Nous étions alors en 1992 , les fans attendaient le successeur d’ »Appetite For Destruction » depuis trois ans , et le groupe les a littéralement gavé.
Représentant chacun plus d’une heure de musique, les deux albums « Use Your Illusion » mélangeait grandes réussites et accidents de parcours. Avec un peu plus de sélection, certains de ces morceaux auraient pu donner un grand album. Les fans ne cessent d’ailleurs de construire la playlist de ce qui , selon eux , aurait dû être le résultat de ces sélections. Paru cette année, « Reel To Real » , le dernier album de Catalina Shortwave pose le même problème.

L’album dure près d’une heure , soit l’équivalent d’un double album vinyle. Or, jusqu’à preuve du contraire, les groupes actuels ne sont pas forcément supérieurs à ceux des années 60-70.

Déjà à cette époque , les doubles albums cultes se comptaient sur les doigts d’un yakuza erratique, et Zappa est un des seuls à en avoir produit un dès le début de sa carrière. Mais l’incroyable soif d’expérimentation de celui-ci justifiait ce grand format. En bref, la longueur doit être justifiée par une ambition artistique supérieure ou un élan créatif exceptionnel.

De part son rock simple et parcouru d’influence seventies , Catalina Shortwave ne pouvait que pâtir de sa gourmandise.

« Real To Real » est d’abord jouissif sur les dix premiers titres, avec une majorité de hard rock inspirée par Aerosmith. Le résultat fait beaucoup penser au hard rock léger des Dead Daisies sur des titres comme « Here She Comes » ou « Jewel ».

Puis vient « Highway Crosses » , et son riff groovy qui fait penser au feeling de Keith Richard sur « Midnight Rambler » des Stones. Venant juste après, « Four Finger Lucy » est un blues rock bien balancé, qui semble sorti de l’album Sticky Finger.

Puis la pression retombe sur deux ballades qui , si elles ne sont pas honteuses, rabaissent le groupe au niveau du pop/hard rock d’un Aerosmith en fin de course. Ce genre de ballades s’enchaîne ensuite, parfois coupé par un rock plus tonique, mais qui se contente de répéter la formule des premiers titres.

Entre redite et chute de tension , les six derniers titres rabaissent considérablement l’enthousiasme ressentie au début de l’album. Le résultat est tout de même prometteur mais, en étant plus exigeant vis-à-vis de ses compositions, le groupe aurait pu faire tellement mieux.

https://www.facebook.com/catalinashortwave/

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