Chroniques, Made In France — 12 mai 2017 at 11 h 00 min

BARE TEETH – First The Town, Then The World

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Une musique mélodique et percutante se dégage des enceintes, avec ce petit truc qui vous titille, cette alchimie entre la puissance et l’énergie alliées à des compositions bien senties. On reconnaît d’emblée les structures typiques du style, faits d’enchainements frontaux et un chant au tonalité limite hardcore, qui vous apporte un peu de fraicheur et d’insouciance dans votre quotidien.
Dans le rayon punk rock, les lillois de Bare Teeth nous accueillent avec un uppercut à l’estomac. Le premier titre éponyme nous frappe donc de plein fouet, nous mettant immédiatement en appétit pour la suite, avec son dynamisme débordant. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse allez vous me dire … et les vapeurs ne tardent pas à faire effet, tellement vigoureuses qu’il est bien difficile de ne pas tomber sous le charme de ces compositions variées et variantes à tout instant (et pas si fragiles qu’elles en ont l’air). 
Les pistes sont fluides et les alternances s’enchainent à merveille durant ces sept titres (+ 1 bonus) tous élaborés dans le même moule mais diablement efficace. Matériellement très bon au niveau du contenu, il se dégage de l’ensemble un esprit positif et l’agressivité punk se dilue avec malice dans le rock. Qu’il est agréable de retrouver un groupe énergique qui montre les crocs, et qui nous propose une musique aux multiples ramifications.
On aurait pu appeler ça également du skate punk (ou punk à roulettes), mais le principal n’est pas là. Certes, vous ne serez pas déboussolés par les riffs, les motifs ou les rythmes, mais rien n’est laissé au hasard et tout tombe finalement là où cela devait tomber. Ensoleillé et jouissif, les fans de Millencolin, NOFX ou de Billy Talent s’y retrouveront, et apprécieront la performance. 
Dans la globalité, le dynamisme est contagieux, et si une chanson mérite à mon sens une attention toute particulière, c’est certainement « These Towns Need Guns », sur laquelle les nordistes invitent Steve Rawles (Belvedere) pour un duel sans concessions. Equilibré, bien dosé avec une belle mise en place, ce premier EP de Bare Teeth tient toutes ses promesses, et le quatuor réussi son pari, celui d’être légèrement différent en étant toujours lui même.
 
www.bareteethmusic.bandcamp.com

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